Acta Thomae (Leipzig 1883), p. 35-30 et
lag-ape et la troisième seiilemont de reucharistie'. M. Funk applique les deux premières à l'eucharistie; mais il veut que la troisième ait trait à l'agape, et il voit là une preuve que, au temps de la Didachè, « à la cène était uni le repas qui d'un mot grec fut appelé agape'^ ». Cette interprétation se fonde sur ce que les deux premières formules sont séparées de la troisième par la phrase : « Et après vous être rassasiés, vous rendrez grâce ainsi... » (Msià Se to £y.7rXr,(iôr;vai3...) De quoi donc les fidèles sont-ils rassassiés? Du pain et du vin eucharistique, répondrons-nous, car il n'est pas dans le texte mention d'autre chose. S'il s'agit des deux premières prières, pourquoi se terminent-elles par le précepte : Nolite dar-e sanctiun canibus? Et s'il s'agit de la troisième, pourquoi, dans cette prière \i.ti:% 10 IjjlttXt]cOïivai, remercie-t-on Dieu de « la nourriture spirituelle et du breuvage et de la vie éternelle », toutes expressions que M. Funk interprète de l'eucharistie? Ici donc nulle trace des agapes''.
La Didachè a quelques mots encore où l'on croit distinguer une ombre d'agapes; ces quelques mots sont fort obscurs, comme pour une large part le passage auquel ils appartiennent et qui concerne les prophètes. Nous lisons : « Tout prophète qui prescrit une table en Esprit, ne mangera pas de cette table, sinon il est un faux prophète^. » ^I. Funk