‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 108 sur 118 · Oclavius, 3i · texte numérisé non relu

Oclavius, 3i

quoi qu'il sem?jle, Tertullien lui aussi exclut lliypothèse des agapes.

Tertullien reconnaît que les chrétiens ont une caisse commune, chacun apportant sa cotisation, une fois le mois, ou quand il veut, et si il veut, et si il peut, car cette cotisation est spontanée et nullement obligatoire.

Haec quasi deposita pietatis sunt. Xam Inde non epulis nec potaculis née ingratis voratrinis dispensatur, sed egenis alendis humandisquc, et pueris ac puellis re ac parentibus destitutis, iamque domesticis senibus, item naufragis, et si qui in metallis, et si qui in insulis vel in custodiis, dumtaxat ex causa Dei sectae, alumni confessionis suae fiunt'.

Les chrétiens ont donc une caisse, comme les sodalicia païens en ont une : mais, « dépôt de la piété, » elle sert aux chrétiens à entretenir les pauvres et à les enterrer, à entretenir les orphelins et les vieillards, à secourir les naufragés, à aider les chrétiens qui ont été jetés en prison ou déportés pour leur foi. Nous pourrions déjà conclure que le budget de cette caisse ne prévoit pas de frais d'agapes. Tertullien veut que nous en ayons la certitude : « Inde non epulis nec potaculis nec ingratis voratrinis dispensatur ». Minucius Félix nous en avait dit autant.

Dans ce même chapitre de son Apologétique, Tertullien, décrivant les diverses réunions chrétiennes, mentionne comme exercices de ces réunions la

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