‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 116 sur 118 · Epùtul. XXII. 3i · texte numérisé non relu

Epùtul. XXII. 3i

*. Contra Faust, ilanich. W. îO.

3. Quant à faire des festins dans les églises, l'on n'r songeait pas, où l'on n'y songeait que pour s'élever contre une telle inconTenanoe. Voyez le trentième canon du concile de Carthage de 397 : • Ct nulii episcopi Tel clerici in ecclesia conviventar, nisi forte transeuntes hospiiiorum necessila'e illic reficiant : popjli etiam ab halusmodi conviviis quantum ûeri polest prohibeaiilur. •

On eut fort étonné, sans doute, saint Jean Chrysostorae si on lui avait demandé comment se célébraient les agapes à Constantinople, car pareil usage litur- «rique lui est totalement inconnu. La preuve en est dans le commentaire qu'il donne du texte cité plus haut de la première épitre aux Corinthiens. « Les premiers chrétiens, dit-il, avaient tout mis en commun, et telle était encore leur règle au moment où Paul écrit aux Corinthiens, quoique déjà on l'observât moins rigoureusement, puisque l'apôtre témoigne qu'il y avait dans la communauté de Corinthe des riches et des pauvres : les biens n'étaient donc pas mis en commun. Toutefois dans les réunions du culte, quand la célébration des mystères était achevée, on procédait à un repas commun, oii les riches apportaient leurs provisions et invitaient les pauvres à partager avec eux : tous mangeaient ainsi ensemble. Mais cet usage fut vite corrompu. . . De là le désordre réprimé par saint Paul'. » Cette exésrèse de saint Jean Chrvsostome nous confirme dans le sens que nous avons donné au texte de saint Paul : l'apotre n'a en vue aucune institution liturgique. Mais surtout saint Jean Chrysostome, à la façon dont il parle de ces repas en commun pratiqués par les Corinthiens, ne nous permet pas de douter, à ses yeux, que ces repas appartenaient à l'histoire du christianisme primitif, uniquement -.M. Keating m'étonne quand il atTirme, après cela, que les ?xpressions de saint Jean Chrvsostome « semblenj nous donner une peinture, peut-être un peu idéalisée,

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