HlXSCHlLS, t. IV, p. "34 et
4. M.ussEN, Concilia aevi mervoing. p. 00. Malnohy, Saint Césairt (Paris 1894), p. lo6.
la forme de la pénitence des clercs qui n'avaient pas été déposés. Il ne restera plus qu'à conformer cette pénitence conventuelle à la pénitence par l'imposition des mains et la réconciliation, et ce sera l'œuvre de la réforme monastique de saint Colomban, au vu* siècle '.
Venons aux relaps.
La réconciliation est une grâce que l'Eglise n'accorde quune fois, sur ce point la discipline depuis Calliste est constante. Quiconque s'est soumis à la pénitence, comme Fabiola, n'a plus le droit, au cas où il tomberait à nouveau dans une faute pareillement punissable , de solliciter à nouveau la pénitence : « Acta paenitentia... iam non habent suffugiiun paenitendi », définit le pape Sirice ^. Et saint Ambroise : « Sicnt unuin baptisnia, ita una paenitentia, quae tamen publice agilur ^ ». Même, cette réconciliation a rendu plus étroite la condition du chrétien. Supposé un homme marié qui, après sa réconciliation {post absolationem], use du mariage et a des enfants, cet homme a manqué à la continence : or la continence lui était imposée par le
1. Voyez A. Malnofiy, Quid Luxovicnses monachi discipuli S. Columbani ad regulam monasteriorum atque ad communem Ecclesiae profeclum conlulerint (Paris 189»), p. &.) et s. L'auteur connaît mal l'histoire de l'instiluiion pénitcnlielle antérieure au vu» siècle, et, nous le verrons, allrihuc à saint Colomban de soi-disant initiatives fort anciennes déjà au vu* siècle.
i. Jafké n" 255.