‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 89 sur 118 · Die Entslehung dcr altkatholischen Kirche (Bonn · texte numérisé non relu

Die Entslehung dcr altkatholischen Kirche (Bonn

2. Origines du christianisme, t. II, .'}->.t ; t. III, 218, elc.

3. Wfci>GAKTE>, dans la làisloriscfie Zeitschrift, t. XLV (18«1), p. «41 et suiv., cité par l.ôning et Sohui.

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financier était plus étendu, on le centralisa entre les mains d'un épiscope en chef, qui bientôt devint Tépiscope souverain ^ .

D'autre part, l'opinion ancienne (elle remonte k Vitringa, De synagoga vetere, 1696), qui cherche dans la synagogue le prototype de lEglise, retrouvait un défenseur en M. Holtzmann. Les communautés pauliniennes, à ses yeux, étaient inorganiques, et l'action de l'Esprit y était libre de toute loi; le paulinisme aurait cédé à un christianisme, non point judaïque, mais juridique, et, dans cette évolution, les formes souples de l'association religieuse pratiquée par les Grecs auraient cédé aux formes plus dures et plus serrées du régime des synagogues juives : presbytres-épiscopes (termes synonymes) et diacres seraient à l'origine les archontes et hypérètes des synagogues; plus tard, pour mieux affermir l'unité dans la lutte contre Ihérésie, l'un des presbytres-épiscopes serait devenu l'évêque souverain ^.

M. Harnack^, reprenant l'idée de Hatch, distingue dans les communautés chrétiennes une double organisation. La première partage la communauté en communauté dirigeante et communauté dirigée, en ■repeaêÛTepoi et en veonepoi. Cependant l'administration, dons à recueillir, aumônes à distribuer, culte à exercer, est la fonction déléguée à des presbjlres spécialement désignés sous les noms de diacres et dépis-

I.E. H.vTCH, The organization of Ihe earhj Christian churches (Oxford

2. H. J. Holtzmann, Pasloralbriefe (1880), cité par Loui:ig et Sohra.

3. Voyez sa traduction allemande du livre de Hatcli (1883), ses prolégomènes à la Didaché (1884), et sa Dogmengeschichte, 1. 13, p. 20i-20".

copes. On eut ainsi des presbytres et des presbytresépiscopes. Ni aux uns ni aux autres n'incombait le ministère de la parole, lot des apôtres, des prophètes et des didascales, investis par vocation ou par charisme. Lorsque prophètes et didascales disparaissent, les épiscopes les remplacent dans la oiaxovi'a toù Xûyou, en vertu, non d'un charisme, mais de la délégation vraie ou supposée des apôtres. La crise amenée par le gnosticisme, par besoin d'unité doctinnale crée la monarchie épiscopale.

Pour Weizsâcker, les presbytres sont les plus anciens membres (à7rap/aij de chaque communauté, les témoins des apôtres, comme les apôtres l'étaient de Jésus-Christ : c'est parmi ces presbytres que l'on a choisi les membres chargés de fonction dans la communauté (TrpoïffTaijLevoi, i;'(oû^tyot, èTrtoxouoi) , l'investiture de ces fonctions appartenant sans doute aux suffrages des presbytres. Les prophètes et didascales de l'époque primitive ont été éliminés par les épiscopes. Le ministère de la parole, devenu le lot des épiscopes, a été centralisé entre les mains d'un épiscope suprême, et les autres épiscopes ne se sont plus trouvés être que des presbytres, avec cette différence que ces deutéro-presbytres avaient une fonction, tandis que les proto-presbytres n'avaient qu'un titre *.

M. Lôning a le mérite d'avoir fait une critique excellente des systèmes de Weingarten et de Hatch, el d'avoir bien montré que les institutions hiérarchiques de l'Eglise ne devaient rien aux institutions collégiales ou municipales de la société païenne, l'assimilation de nos épiscopes aux èrtîaxoTroi des inscriptions

1. K. WEizsAECKKn, Apostolisclte lei(aUer (Frciburg 1802), ji. CI3 el suJv.

grecques étant tout spécialement insoutenablti M. Lôning croit reconnaître trois formes d'organi sation de TÉglise chrétienne coexistant au début di second siècle. Une communauté souveraine élisant 1 comité d'épiscopes qui l'administre, le ministère d la parole et du culte, d'abord individuel, tendant être réservé aux seuls épiscopes. Une communaut ayant à sa tête un comité souverain de presbytres investis par l'imposition des mains des presbytre eux-mêmes, et auxquels appartient la parole, le culte la discipline. Une communauté régie par un épisco pat monarchique à l'instar de la communauté d Jérusalem régie par Jacques, puis par Siméor Ces trois formes de constitution se seraient com posées dans le système hiérarchique préconisé pa saint Ignace ' .

Pour INI. Sohm enfin, l'Eglise a commencé par êtr inorganique, tout y était subordonné aux seuls clia rismes, et d'abord au charisme de la parole. La li turgie eucharistique fait la transition entre l'éta charismatique et l'état organique, car l'eucharistie après avoir été administrée par qui avait le charism de la parole, l'a été ensuite par qui avait l'administra tion de la propriété collective. Eucharistie et propriét ont donné naissance à l'épiscopat et au diaconat. L presbytérat est un titre d'honneur porté par les mem bres de la communauté que leur vertu, leur ancienneté leurs services distinguent, et font asseoir à la tabl eucharistique à côté de l'évêque. L'institution de l'é piscopat monarchique a été inaugurée à Rome : L Prima démentis fait époque dans l'histoire du droi

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