Lô.MNG, p
canonique, car elle a mis fin à l'état charismatique et introduit la monarchie épiscopale ' .
Ces divers systèmes évolutionnistes supposent tous que le besoin crée l'organe, et ce postulat suffirait à mettre entre eux et nous une mésintelligence radicale. Par surcroît, il y a de grands écarts de calcul dans la façon dont les textes sur lesquels on s'appuie sont datés selon les uns, selon les autres et selon nous. Une certaine entente est toutefois possible. — Le R. P. de Smedt ^, par exemple, accorde que les termes de presbytres et d'épiscopes peuvent être tenus pour synonymes, au moins dans le langage du Nouveau Testament, et que le terme juif de presbytre correspond assez bien au terme grec d'épiscope,le premier cependant plutôt honorifique, le second plutôt administratif. Presbytre pouvait s'appliquer à tous ceux qui étaient associés à la direction des Eglises, ne fût-ce qu'à titre honoraire de bienfaiteur, de prémices, de patron : épiscope suppose un pouvoir personnel de juridiction. Les épiscopes étaient les TrpecêuTepoi TrooïffTafxtvoi, mais il pouvait exister d'autres TcpscêuTepoi qui n'avaient pas cette qualité. Les Églises ont-elles eu de tout temps à leur tète un chef unique, ou ont-elles été régies par un collège de presbytres égaux? Il n'y a rien d'impossible à ce que l'épiscopat n'ait pris sa forme définitive qu'après le temps des apôtres ; tant que ceux-ci vécurent, ils purent garder entre leurs mains le gouvernement des Eglises, en s'y faisant