SoiiM, p. 81 et s
2. De Smedt, L'Organisation des Églises chrétiennes jusqu'au milieu du III* siècle. {Congrus scient, intern. des catholiques de 1888, t. II, p. 297-.'î38). M. MiciiiELS, L'origine de l'épiscopat (Louvain 11)00), j). 128- 133, a montre que le sentiment du I'. De Smedt était au fond identique :i celui de Pefau suivi par l'erronc.
suppléer par de simples presbytres. Pourtant le P. de Smedt, sautorisant de ce que les Actes rapportent de saint Jacques et de la communauté de Jérusalem, croit à la monarchie épiscopale originelle, — La terminologie primitive n'est donc point rigoureuse, et les institutions définitives ont pu être préparées par des institutions transitoires, comme un édifice par ses échafaudages : tel est le terrain sur lequel l'entente est possible.
Essayons donc de systématiser à notre tour.
Le mot lxx).r,aia est d'origine hellénique et désigne dans le grec classique l'assemblée plénière délibérante des citoyens libres d'une ville ' . Une assemblée populaire, comme celle du peuple d'Ephèse dans son théâtre, est encore une « ekklesia ^ «. Ce sens littéral est celui que les Septante ont adopté 3. Mais « ekklesia » pouvait prendre et a pris un sens symbolique dérivé du sens littéral : les Septante ont appliqué le mot à l'assemblée idéale du peuple de Dieu ■*, et nous retrouvons cette acception dans les plus anciens textes chrétiens, où « ekklesia » désigne le nombre total des chrétiens, des « saints », l'Israël nouveau : c'est dans ce sens que saint Paul se reproche davoir un temps persécuté « l'ekklesia » de Dieu, et que l'évangéliste
1. Voyez G. Glotz, art. Ekki.esia du Dictioymaire des antiquités grecques et romaines, et A. Hort, The Christian Ecclesia (Londres 1897), p. 1-21.