‹ Études d'histoire et de théologie positive (volume 4)Chapitre 92 sur 118 · Ps. cxLix, 1: £V £xxXy)(7ia ÔTtwv. Ci.EccH. xliv, Lï · texte numérisé non relu

Ps. cxLix, 1: £V £xxXy)(7ia ÔTtwv. Ci.EccH. xliv, Lï

parle de bâtir « Tekklesia » sur une pierre où les puissances de l'enfer ne l'atteindront pas '. Et dans ce sens on peut concéder à M. Sohm que le mot « ekklesia » n'implique pas une organisation.

Mais il n'est pas douteux qu'à un moment donné « ekklesia » a commencé d'être pris dans un sens très particulier, très nouveau, et a désigné tout groupe local de chrétiens. Saint Paul parle de l'église de Cenchrées, ou de l'église de Corinthe, ou de l'église de Thessalonique, exprimant par là la communauté de Cenchrées, de Corinthe, de Thessalonique ', Ekklesia ne désigne donc plus, dès les environs de l'an 55, une assemblée quelconque, ni un peuple idéal, mais une collectivité localisée, permanente et constituée. C'est dans ce sens que la première épître à Timothée veut que 1' « ekklesia » ne supporte pas de charges matérielles excessives, ,ur, Sapei'sôoj :?, £XxXy,(î(a3, ce qui donne exactement l'idée d'une société organisée à la façon d'un collège, d'un thiase. L'analogie entrevue par quelques historiens récents entre les Eglises chrétiennes et les collèges païens a cela de réel que l'Eglise est, comme le collège, une société fermée.

L'Eglise, par le fait seul du nom qu'elle porte, nous apparaît donc comme une collectivité constituée, mais ce nom implique plus encore, parce qu'il s'oppose à celui de synagogue. Ces deux mots étaient également clairs et usuels, pour désigner une réunion. Pourtant le christianisme hellénique répudia le mot synagogue, pour se tenir exclusivement au mot

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