‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 103 sur 142 · Id. XI, 4-8 ; XUI · texte numérisé non relu

Id. XI, 4-8 ; XUI

2^2 ÉTUDES DIIISTOIRB

L'énumération est achevée des textes capables de donner quelques indices sur les institutions hiérarchiques de l'Eglise naissante, indices divergents assez pour que la recherche de la loi qui a présidé au développement de ces institutions ait provoqué les plus divergentes hypothèses *.

Ritschl voulait qu'il eût existé deux types de gonvernement ecclésiastique. Jérusalem avait réalisé le type judéo-chrétien, qui s'y devait maintenir jusqu'au temps d'IIadrien; et ce type avait été appliqué à Alexandrie jusqu'au milieu du troisième siècle, selon ce qu'en témoigne saint Jérôme : des presbytres égaux présidés par l'un deux^. Partout ailleurs s'était propagé le type ethnico-chrétien, dont la formule achevée est donnée par les épîtres ignatiennes (Ritschl n'admettait pas leur authenticité). La fonction disciplinaire exercée par les presbytres ou épiscopes aurait lentement donné naissance à l'épiscopat monar-

1. E. LoENiSG, Die Gemeindeverfassung des Urehristenthums (Halle 1889), p. 1 et s., et R. Sohu, Kirchenrecht, U I(Leipzig 1882), p. 4 et s., analysent ces hypothèse».

2, HiERONYM. Epistuî. cxLM '. « Alcxandriae a Marco euangelista usque ad Heraclam et Dionysium episcopos, presbyteri semper unum ex se electum in eicelsiori loco coUocatum episcopum nominabant, quomodo si exercitus imperatorem faciat, aut diaconi eligant de se quem industrium noverint et archidiaconum vocent. Quid en! m facit excepta ordinatione episcopus qiwd presbyter non faciat ? » Il est probable que Jérôme a pris cette information dans un commentateor plus ancien.

Nous reviendrons plus loin à celte question.

chique et doctrinaire du temps d'Irénée et de Tertullien *.

Renan, préoccupé de ne séparer pas l'histoire chrétienne de l'histoire du monde ancien, crut que les Églises chrétiennes étaient identiques d'organisation à ces associations religieuses, thiases ou collèges, du monde grec, où l'épigraphie lui révélait des Itticxottoi, des irpeaSuTEpoi^/Mais pour Renan ce rapprochement était une indication plus qu'un système, il n'y insista point. Au contraire, après la publication de M. Foucart sur les associations religieuses chez les Grecs (1873), certains critiques, comme Weingarten, pensèrent découvrir toute la hiérarchie catholique dans l'épigraphie des thiases : l'association chrétienne aurait commencé par le régime du patronat, chaque groupe ayant son upocTocTriç ; puis le régime du patronat se serait transformé en celui des collèges, le 7rpoffT:ÎTr,ç ayant été remplacé par un iTTiaxoTtoç ou thiasarque, assisté de prêtres ^. S'il faut en croire Hatch, l'épigraphie établirait que les épiscopes sont les fonctionnaires chargés, dans les cités de Syrie et d'Asie Mineure, de la gestion des finances municipales. Chaque communauté chrétienne était administrée, au point de vue matériel et disciplinaire, par un comité d'anciens ou presbytres : ceux de ces presbytres qui étaient affectés aux finances, portèrent le nom d'épiscopes. Des diacres étaient les assesseurs des épiscopes. Dans les grandes villes, où le service

i. Die Entstehung der allkathoUschen Kirche (Bonn 18j7), cité pa^ I.ôning et Solim.

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