‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 113 sur 142 · In Num. hom. XXII · texte numérisé non relu

In Num. hom. XXII

2. G. Gore, dans le Journal of theologieal Studies, t. UI (190î)» p. 281.

opposer au jugement de M. Gore deu^c difficultés : la première, qu'Origène ne parle pas de faire désigner révéque par « un des prêtres », mais par le presbyterium, qu'il oppose ici au peuple : « Quis ex' plèbe? Quis ex ipsis sacerdotibiis ? » Et nous supposons, avec M. Gore, que le mot sacerdotes désigne les prêtres, par allusion à la distinction lévitique des prêtres et du grand prêtre ^ . Si donc pour Origène le presbyterium comme corps intervient dans l'élection épiscopale, Origène ne fait pas échec au témoignage de saint Jérôme sur l'élection de l'évêque d'Alexandrie par le presbyterium, au contraire. Mais, pourra dire M. Gore, Origène blâme l'élection faite par le peuple aussi bien que l'élection faite par le presbyterium. Sans doute, mais c'est qu'il veut que l'élu soit désigné par Dieu lui-même, ce qui est, en vérité, le régime le plus souhaitable, mais dispense-t-il de formes canoniques plus humaines ? Autant de motifs pour dire que le témoignage d'Origène, que M. Gore allègue, ne répond pas à la question posée.

Donc, ni Jérôme, ni Origène, ne nous inclinent à penser qu'au milieu du m* siècle le régime de l'élection épiscopale à Alexandrie ait été amendé. Cette première constatation donne du prix au dire d'Eutychius qui fait durer le régime primitif à Alexandrie jusqu'à l'épiscopat d'Alexandre, et attribue à Alexandre lui-même le changement de régime. On pourrait, sans doute, nous objecter que c'est trop dire que d'attribuer à Alexandre l'initiative de ce changement, car il semble établi, au contraire, qu'Alexandre avait désigné de sa propre autorité son

1. cr. OiUGEN. In Levit. hom. Y, 3, où est marquée cette distinction

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