G ÉTUDES D'HISTOIRE
diacre Alhanasc comme son successeur éyenlu*;!'. Mais cett(3 désij^nation ne fui probablement qu'une inlerprétation par les contemporains de la confiance qu'Alexandre avait en son diacre Athanase. Au surplus, ce qui confirme le dire d'Eutychius, c'est que, a la veille de la mort d'Alexan<lre, le concile de Nicée avait promulgué son canon IV, portant qu'il convient que l'évoque soit institué par tous les évoques de la province, ou, si la chose n'est pas réalisable, par trois évéques au moins. Ce canon n'implique pas que, antérieurement, un évoque de quelque siège que ce fût ait été élu et consacré par le presbyterium : mais ce canon ne pouvait pas ne pas supprimer le vieil usage alexandrin, si ce vieil usage subsistait encore en 325, comme nous le pensons.
Une autre considération fortifie le dire d'Eutychius. Il est, en effet, curieux de constater que la charge de prêtre, à Alexandrie, était avant 325 une charge plus considérable qu'en aucune grande église du monde chrétien. « Rien n'est plus commun aujourd'hui que des curez dans les villes, écrit Tillemont : mais il n'en estoit pas de mesme en ce temps-là, puisque saint Epiphane le remarque à Alexandrie comme une chose particulière à cette ville. Dans les autres, tout le peuple s'assembloit avec l'évesque dans une mesme église... Dans Antioche mesme, quelque grande que fust la ville, il semble qu'il n'y avoit ordinairement qu'une seule assemblée, une seule prédication, un seul sacrifice, qui se faisoit tantost dans une église, tantost dans une autre... Et je ne