‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 123 sur 142 · Cf. Apologet. 46 : « Ostendimus totum statum nostrum · texte numérisé non relu

Cf. Apologet. 46 : « Ostendimus totum statum nostrum

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puisque c'est elle que les païens traitent d'infamie criminelle : « ...caenulas noslras praeterquam sce-leris infâmes... ». Donc cette caenula est la môme où les païens voyaient un infanticide, et le reste ^ . Ce ne peut donc être que la cène eucharistique.

Tertullien va répondre à cette accusation d'infamie criminelle. Il ne dira pas ce qu'est l'eucharistie, du pain, du vin, le corps du Christ : il risquerait trop d'être inintelligible, puis c'est une règle pour lui de s'en taire. Il dira : Rien que le nom que porte notre caenula devrait dissiper tout soupçon : nous l'appelons d'un mot grec ayaTrr, ou dilectio. Il n'ajoutera pas un mot de plus sur la nature de la caenula, mais le mot qu'il prononce est celui-là même que saint Ignace donnait à l'eucharistie. Pour traduire «y»^ ou dilectio par agape, il faudrait que le précédent d'Ignace n'existât point, et que nous ayons déjà vu oYaTrT) désigner ce que l'on entendra un jour par agape.

Tertullien poursuit, ou plutôt, il tourne court, et, laissant là la calomnie qui traite l'eucharistie de crime, « caenulas nostras sceleris infâmes d.^ comme on passe sur un argument réfuté plus haut, Tertullien répond aux païens qui accusent ces mêmes réunions d'être une occasion de prodigalités, « caenulas nostras ut prodigas quoque sugillatis ». Il dit : Quel que soit le prix, toute dépense est un gain qui est faite pour la religion, car cette dépense nous permet de secourir tous les pauvres, a inopes quosque refrigeiio isto iuvamus ». Ici apparaît pour la première fois l'indice d'une collecte qui aurait un lien avec l'eucharistie. Déjà saint Justin affirme clairement

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