ild tnoWt/r.2.cf. Cypman. Tesitm. III
2. Ad martyr. 1 : «... carnis alimenta, benedicti martyres désignât!, quae vobis et domina mater Ecciesiade uberibus suis, et singuli fratres de opibus suis propriis in carcereni subministrant ».
3. Quant à la confirmation de la tbèse qu'on croit devoir tirer du De ieiunio (ch. 7), nous continuons à croire au bien fondé du sens par nous attribué à ce passage. Tertullien, nous dit M. Funk, a eu vue la première épître aux Corinthiens : nous dirions qu'il a en vue un texte très particulier de cette épitre, le texte « Nunc autem manent fides, spes, charitas, tria haec, maior autem horum est charitas » (xni, 13). Tertullien alors montaniste enragé, invectivant contre les Catholiques, leur dit : « Apud te agape in cacabis fervet, fldes in culinis calet, spes in ferculis iacet, sed maioris [n'est-ce point maior his qu'il faut lire?] est agape, quia per hanc adulescentes tui eum
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veau et il est diiïérent de celui que nous avons noté plus haut chez TcrtuUien môme. Parlons plus précisément : l'assemblée par excellence est la caenula eucharistique, celte caenula est appelée aYa-^, ^t la collecte qu'on y fait est, elle aussi, appelée àyâTrr,.
M. Keating est obligé de reconnaître que Clément d'Alexandrie s'exprime au sujet de l'eucharistie comme si elle se célébrait sans aucune agapo. Le silence de Clément d'Alexandrie sur cette prétendue forme primitive de l'eucharistie l'étonné, mais ne le décourage pas.
Pourtant, en les reprenant un à un, on n'est pas peu surpris de voir que, toutes les fois qu'ils ont trait au sujet, les textes produits par M. Keating démolissent sa thèse. Ainsi Clément d'Alexandrie reproche aux Carpocratiens leur morale impudique et accuse leurs conventicules d'être des réunions de débauche : « Ils se réunissent pour des banquets, car je ne pourrais appeler leurs réunions du nom d'àYocTO) ^. » Dans ce passage Clément oppose Scî^rvov
sororibus dormiunt ; appendix scilicet gulae lascivia. » M. Fc.nk, en argumentant sur ce texte, a perdu de vue le thème du traité De ieiunio, lequel complète le traité De monogamia : Tertullien reproche aux Catholiques de haïr le jeûne par le fait du même relâchement par lequel ils permettent les seconds mariages, une luxure. Et nous voulons bien qu'il joue sur 1« mot àyaTTr,, pour amener i'in- Yective « maior his est agape, quia per hanc » etc. Toutefois, pour autant, le premier sens qu'il donne au mot n'est pas le sens de repas, mais de charité, puisque, ici, le mot charité est associé aux mots de foi et d'espérance, les trois vertus théologales « tria haec ». Que veut donc dire Tertullien? Simplement ceci : les Catholiques ne veulent pas jeûnar : leur charité est fervente au milieu des marmites, leur foi dans les cuisines, leur espérance dans les plats : ils croient pratiquer les vertus fondamentales sans la mortification! Pas plus que foi ne signifie ici autre chose que foi, xigapé ne signifia autre chose que charité.