iStromat. III
à i'{(xir:ri : par àyaTry) il désigne la ferveur des réunions eucharistiques. Comment pourrions-nous faire a^ÛTzri synonyme de Seïttvov? — Ailleurs Clément décrit la sobriété qui doit régler la table du chrétien : cela aussi, dit-il, regarde le Pédagogue, et « la sobriété est une bonne nourrice, qui porte à la charité » (âYctirri) * . Puis Clément flétrit les intempérances et les prodigalités de la table, et il conclut que l'Esprit- Saint condamne de tels excès par la voix d'Isaïe et enlève à des chrétiens si déréglés « le nom de la charité ^ ». Où voit-on, en cela, qu'il s'agisse d'agapes? — Mais voici qui est plus clair encore : Clément exprime tout son mépris de la nourriture matérielle, la nourriture faite pour le ventre, « celle qui entretient cette vie charnelle et corruptible que certains osent appeler àydnri, par un abus étrange de langage, désignant ainsi des repas sentant la graisse et le ragoût : l'œuvre belle et salutaire du Logos, VaLfiTzr[ sainte, est déshonorée par ce voisinage de marmites et de sauce ^ ». Car, poursuit- il, ces réunions joyeuses, nous les appellerons des repas, des dîners, des festins, des banquets, ainsi qu'il convient...; mais le Seigneur n'appelle pas de semblables mangeries des àYocTrai ». En effet, le Seigneur a dit : « Quand tu feras un festin, convie les pauvres, » etc ''. — Nous pouvons affirmer, après cela, que pour Clément le mot àYocTTYi garde son sens premier de di-
^. Paedagog. II, 1 (P. G. Vin, S8« C).