‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 130 sur 142 · Epistul. XXII · texte numérisé non relu

Epistul. XXII

2. Contra Faust. Manich. XX, 20. Cf. Aug. Sermo CLXXVIII, 4 : « Sed ait raihi raptorrerum alieaarum : Ego similis illius diviiis non sum : agapes facio, vinctis in carcore victuxn mitto, nudos vestio, peregrinos suscipio. » Cf. Sermo CCLIX, 5.

3. Quant à faire des festins dans le» églises, l'on n'y songeait pas^ où l'on n'y songeait que pour s'élever contre une telle inconvenance. Voyez le trentième canon du concile de Carthage de 397 : « Ut nulli episcopi Yel clerici in ecclesia conviventur, nisi forte transeuntes hospi'iiorum necessitate iliic reficiant : populi etiam ab huiusmodi conviviis quantum 6eri potest prohibeantur. •

On eût fort étonné, sans doute, saint Jean Clirysostome si on lui avait demandé comment se célébraient les agapes à Constantinople, car pareil usage liturgique lui est totalement inconnu. La preuve en est dans le commentaire qu'il donne du texte cité plus haut de la première épître aux Corinthiens. « Les premiers chrétiens, dit-il, avaient tout mis en commun, et telle était encore leur règle au moment où Paul écrit aux Corinthiens, quoique déjà on l'observât moins rigoureusement, puisque l'apôtre témoigne qu'il y avait dans la communauté de Corinthe des riches et des pauvres : les biens n'étaient donc pas mis en commun. Toutefois dans les réunions du culte, quand la célébration des mystères était achevée, on procédait à un repas commun, où les riches apportaient leurs provisions et invitaient les pauvres à partager avec eux : tous mangeaient ainsi ensemble. Mais cet usage fut vite corrompu... De là le désordre réprimé par saint Paul^ » Cette exégèse de saint Jean Chrysostome nous confirme dans le sens que nous avons donné au texte de saint Paul : l'apôtre n'a en vue aucune institution liturgique. Mais surtout saint Jean Chrysostome, à la façon dont il parle de ces repas en commun pratiqués par les Corinthiens, ne nous perinet pas de douter que, à ses yeux, ces repas appartenaient à l'histoire du christianisme primitif, uniquement^. M. Keating m'étonne quand il affirme, après cela, que les expressions de saint Jean Chrysostome « semblent nous donner une peinture, peut-être un peu idéalisée,

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