‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 131 sur 142 · Homil. in I Cor. XXVII · texte numérisé non relu

Homil. in I Cor. XXVII

2. Même senliraent chez Théodoret, In I Cor. XI, 16, et chez saint Jérôme, In I Cor. XI, 20. Sur l'emharr as où sont les commenlaleurs pour déterminer si l'agapealieu avant ou après la communion, voyez BiNGUAU. Oriyines^ t. Yl, p. 507-509.

SIS ÉTUDES DIIISTOIUE

de Tagape de son temps, ou peut-ôtre mieux plui anciennement ».

Cependant, dans l'Orient grec, au iv* siècle, on signale des pratiques analogues à celles que nous avons vues condamnées par saint Ambroise et par saint Augustin. Ces anniversaires de martyrs dans les églises suburbaines sont l'occasion d'intempérances. Tout ne se passe pas avec la grâce idyllique que décrit saint Jean Chrysostome : les pèlerins après la messe se répandant autour du martyrium, se délassante l'ombre d'une vigne ou d'un figuier, sous l'œil du martyr qui veille à ce que le délassement ne dégénère pas en péchés Le doux versificateur qu est saint Grégoire de Nazianze nous assure que l'œil du martyr ne suffisait pas à maintenir Tordre, et que trop souvent le repas d'innocent devenait crapuleux :

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En dehors de ces réjouissances de pèlerinages, a-t-il existé dans l'Orient grec des sortes de banquets où des chrétiens se réunissaient à frais com muns? Je le crois et j'en ai pour preuve le cinquantecinquième canon de Laodicée (de Phrygie), vers le milieu du quatrième siècle : ce canon interdit au:j clercs de faire des festins par cotisation, et il l'in^ terdit pareillement aux laïques ^. L'interdiction es* formelle; mais M. Keating pourra dire qu'elle ne vis<

i. Homil in sanctum lulianum, 4.

î. Carm. II, 2, 29.

3. 'Oti où 8eî îepaTiy.où; Ti x/.rjpixoù; ex ffviiSoXïjç ffvjiTrôffia km"

(eÀeîv, à).X' oùSà Xalxo'jç.

pas les agapes ; et, en effet, ici encore, il n'y a point d'agapes.

Mais les voici reparaître :

« Si quelqu'un méprise ceux qui par religion font des agapes et qui pour honorer le Seigneur y invitent les frères, et s'il refuse de prendre part à ces invitations par mépris de cette pratique, qu'il soit anathème ^. » Ainsi parle le onzième canon du concile de Gangres, vers 360-370.

Un texte de la même époque, dérivé de celui que nous citions de la Didascalia, éclaire cette mention : « Ceux qui à l'agape ou repas, comme dit le Seigneur, veulent inviter les vieilles femmes, qu'ils s'adressent à celle que le diacre certifie être pauvre ^. »

L'agape n'a rien ici de liturgique, aucune connexion avec l'eucharistie. Elle est une charité, une distribution, inspirée par la parole de l'Evangile : « Quand tu feras un festin, invite les pauvres » {Luc, xiv, 13). Le mot même de l'Evangile est donné comme syno^

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forme très spéciale de la charité, puisque l'on invite seulement à cette agape les vieilles femmes secourues par la charité officielle de l'Église. Forme plus spéciale encore, cette distribution faite aux vieilles

1. Et Ti; xaxaçpovoÎT] twv èx rJ'.oit^ii:. àyaTta; ttoioÛvtwv xal ôtà xi(x9iv TQu xupiou auY^ocAOUvTfov Toù; àÔ£).?ouç, xal (jl?) èOsÀot xoivwvetv xat; xXyi'jedi S'.à xh sçrjT&).t!^£iv xô yivépt-evov, à. i,

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