I. Hermas et le problème moral au second siècle
Cherchons dans les tendances morales la trace de la conception pénitentielle contemporaine, 45. — Pas de rémission des péchés autre que celle du baptême, 4G. — Le baptême n'est pas renouvelé, 4G. — Mais l'Église est-elle une communauté de saints? 47. — L'expérience quotidienne répond non, 47. — Sera-ce que la faute commise après le baptême est indifférente? 48. — Sera-ce que la faute est désespérée? 49. — La théorie rigoriste, d'après Y Évangile selon les Égyptiens, les Acta PetH, les Acta Thomae, les Acta Failli et Theclae, 50. — Morale indulgente dHermas, 54. — Le Pasteur est né dans le presbytérat romain et représente la pensée romaine, 55. — Cette pensée est de rendre l'espoir du salut au chrétien pécheur, 57. — La vertu du repentir ne saurait être vaine, 58. — Aucune faute n'est exclue, ni l'adultère, ni le meurtre, ni l'apostasie, 61. — Le meurtrier réconcilié par saint Jean, récit de Clément d'Alexandrie, 62. — Le retour du pécheur en grâce n'est pas sans condition, 64. — Purification laborieuse, 65. — La guérison est don de Dieu, 65. — On ne peut se convertir qu'une fois, 65. — Conclusion : l'Église est pour le droit au pardon, 66.
II. Le décret de Galliste. -- Le décret de Calliste , après le Pasteur d'Hermas, marque un second moment du développement, 69. — La doctrine pénitentielle d'après le De paenitentia de Tertullien, 69. — La théorie de l'indifférence des actes répudiée avec horreur, 70. — La conversion des mœurs est requise des catéchumènes, 71. — La vie chrétienne eet un encratisme continu, 72. — Quel recours aura donc le chré-
tien tombé dans le péché? 72. — La pénitence seconde, 73. — Elle s'extériorise dansrexomologèse,74. — L'exomologèse est un exercice public, 74. — Temporaire ou perpétuel, 76. — L'exomologèse est une satisfaction, 76. — Elle est une contrition à laquelle coopère efficacement la prière de l'Église et du Christ, 77. — Le pécheur est réconcilié à Dieu, 77. — Il ne peut être réconcilié qu'une fois, 78.
Le Be pudicilîa de Tertullien est contemporain du pape Calliste, contre qui il est écrit, 78. — Il complète la doctrine pénitentielle du De paenitentia , 79. — Distinction des péchés rémissibles et des péchés irrémissibles, 79. — Dieu seul absout les irrémissibles ou graviora, 80. — L'évêque absout les rémissibles ou leviora, 81. — Les irrémissibles sont l'adultère, le meurtre et l'apostasie, 83. — L'Église n'appelle pas ces péchés irrémissibles, mais elle les réserve à Dieu, 84. — Cette réserve prétendue fondée sur le décret des apôtres, 85. — Elle est à Rome, postérieure à Hermas, antérieure à Calliste, 86. — Cette discipline limite le rigorisme, mais elle est décourageante pour le pécheur, 87. — On l'élude en recourant aux martyrs, 88.
Intervention de Calliste, 89. — La pénitence de l'adultère sera désormais temporaire, 92. — Raisons scripturaires de cette décision, 92. — Raisons d'ordre ecclésiastique, 94. — L'exomologèse est maintenue, 95. — Le péché d'adultère est remis par l'évêque, 96. — L'Église a le pouvoir des clés, 97, — Fondement scripturaire de ce pouvoir, 98. — Objection des montanistes sur le texte Tibi dabo claves, 99. — Calliste définit le pouvoir des martyrs, 100. — Calliste pose l'exemption de l'exomologèse pour les évêques, les prêtres et les diacres, 102. — Cette exemption attestée par les Philosophoumenaj 103. — Indignation de Tertullien et d'Hippolyte, 105. — Trace de cette controverse chez saint Cyprien, 107. — Chez Origène, 100. — Victoire du principe romain,
111. La crise novatienne. — Le pape Cornélius va compléter l'œuvre du pape Calliste, 111. — La persécution de Dèce, les faillis et les martyrs, 111. — Les martyrs prétendent réconcilier les faillis, 113. — Saint Cyprien à Carthage s'oppose à cette prérogative des martyrs, 113. — Cyprien ne tient pas l'apostasie des faillis strictement pour réservée à Dieu, 114. — Il revendique le pouvoir de les absoudre, 115. — Exception pour les faillis en péril grave, 117. — Martyrs et faillis s'insurgent contre la décision de Cyprien, 118. — Rome, le siège vacant, incline à la sévérité, 119. — In-
366 TADLE DES MATIÈRES.
flucnc(î du prfttrc romain Novation, 121. — Divergences entre Carthage, Alexandrie et Rome, 122, Cyprien et le concile de Carthage, 125. — Indulgence du concile pour les faillis, 126. — Suppression de la prérogative des martyrs, 128. — Déposition des clercs faillis, 129. — Le parti de Novatien à Rome, 131. — Il refuse de communiquer avec les idolâtres ou faillis, 132. — Le concile de Rome rejette Novatien et adopte l'indulgence du concile de Carthage, 134. — Toutes les Églises adhèrent à la décision de Cyprien et de Cornélius, 135. — Destinée du schisme novatien, 137.
— La décision de Cyprien et de Cornélius n'a pas été une une mesure temporaire, 141. — Elle confirme la doctrine du pouvoir épiscopal des clés, 143.
IV. Pénitenciers et pénitents. — Le ministre de la pénitence est jusqu'ici l'évêque seul, 145. — A quelle époque et dans quelles conditions de simples prêtres on^ils été associés à ce ministère épiscopal? 146. — Prêtres pénitenciei-s à Rome, au v* siècle, d'après le Liber ponlificalis, 146. — Ils ont dû exister déjà au début du iv siècle, 148. — Ils ont pour mission de préparer les pénitents à la réconciliation solennelle, 148. — Celte hypothèse est confirmée par le coup d'état de Nectaire à Constantinople, 149. — Critique du récit de Sozomène et de Socrates, 150. — Données historiques qu'on en déduit, 153. — L'aveu des fautes fait au pénitencier est secret, 159. — La satisfaction est publique, 160. — La réconciliation autant, 160.
Tous les péchés sont remis, mais le traitement n'est pas uniforme, 160. — La pénitence plénière, Fabiola, 162. — La réconciliation solennelle a lieu le jeudi saint, 163. — C'est une fonction épiscopale, 164. — L'imposition solennelle des cendres et du sac au début du carême, 165. — Proportion de la peine à la faute ou iudicium culpae, 165. — Instruction secrète préalable, réservée à l'évêque, arbitrium sacerdotis, 167. — Principe de la pénitence dite tarifée, 168.
Condition des clercs par rapport à la pénitence plénière, 169.
— Comment ils purgent leurs fautes, 170. — Condition des moines, 174. — La privata secessio, 176.
La pénitence plénière n'est accordée qu'une fois, 177. — Obligations perpétuelles qui l'accompagnent, 178. — Rigueur de ces conditions, 179. — Comment la pénitence plénière tend à être inapplicable, 181.
Influence de la condamnation du pélagianisme sur le développement de la discipline pénitentielle, 183. — Sermons de saint Léon, 183. — L'actio paenitenliae rendue plus accès-
sible, 187. — Principe de la réitération indéfinie et délégation à de simples prêtres du pouvoir des clés, au v* siècle, 191. — Saint Colomban étranger à cette évolution, 192.
V. Le témoignage de saint Augustin. — Récit d'Augustin sur les derniers jours et la confession du comte Marcellinus, 194. — Doctrine d'Augustin sur les peccala cotidiana, 198. — Ils sont rachetés par l'aumône et la prière du pécheur, 200. — Doctrine d'Augustin sur les peccata gravia et monifera, 203. — lis sont remis per claves Ecclesiae, 206. — Les pécheurs se dérobent à l'aveu de leurs fautes graves, 207. — Le devoir de correplio de l'évêque envers ces pécheurs, les amène à avouer, 210. — Résumé de la doctrine d'Augustin, 213. — Instance d'Augustin sur l'erreur des miséricordieux et sur l'aumône illusoire, 215.
, — Le cas de Marcellinus est un exemple de correptio d'un pécheur par un évêque, 219. — Et c'est une révélation de la pratique de la pénitence secrète, 221.