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ne sont révélés par personne, combien moins supposera-t-on que nos prétendus mystères le seraient par nous, si notre révélation (levait dévoiler (les criinf s capables do provoquer la vindicte des lois^ «... Eltusinia reticentur : quanta matais lalia quac prodita intérim etiani hunianani animadvcrsioneni provocabunt? » Sera-ce par des personnes étrangères à notre culte, que notre secret aura été trahi ? Mais alors comment ces étrangers le connaissaienl-ils, «^cumaeniper etiani piae initiationes arceant profanas ? ^a — Larguraenlation de TertuUien se décompose en deux arguments. Avez-vous constaté, avez-vous fait avouer par quelqu'un des nôtres le crime rituel que vous prétendez que cache notre culte eucharistique? Non. Alors comment rafiirmez-vous? Car s'il y a crime, s'il y a immolation d'un enfant et tout le reste, et si ce crime est un secret religieux, comment le pourriez-vous connaître? En avocat qu'il est, TertuUien raisonne sur la supposition de ses adversaires, mais cette supposition, il n'en admet pas le bien-fondé, il la convainc de contradiction : il n'admet pas que les chrétiens soient liés par aucune fîdes silentii telle que celle des mystères païens: on n'a qu'à les interroger, ils parleront, ils n'ont rien à cacher ^
Au contraire, cette imputation de silence Tertullien va l'articuler contre certaines sectes hérétiques, pour les combattre. Il raille l'arcane profond où les valenliniens s'enferment. Ils n'ont rien de plus à cœur que de cacher ce qu'ils prêchent. Ils font du secret un devoir de conscience. Et en cela ils ressemblent aux initiés des mystères d'Eleusis, encore que