De praescr, 26. Cf. id. 2a
bles! » Clf^ment les traite par l'ironie*. Terlullien est plus véhément, ù son ordinaire. Il eaitque lacccs des Kleusinics est précédé de cinq années d'épreuves. En faisant durer ainsi Tinitialion, les mystagoçues accroissent la majesté de leurs mystères. Puis linitié est lié par le secret qui contribuera à rendre les mystères plus auf^ustcs : « Seqiiilur silentii officiurUy attente custoditur qiiod tarde invenitur. » Mais quel est donc ce secret si bien réservé? La divinité est cachée dans un sanctuaire, dont les portes sont garnies de voiles épais, dont les fidèles doivent taire ce qu'ils en savent : et tout cet arcane n'enveloppe qu'une obscénité*. Tertullien triomphe de ipeltre les valcntiniens qu'il combat en cette mystérieuse et malpropre compagnie. Qu'il soit ou ne soit pas fondé à traiter ainsi les Éleusinies^, on voit, du moins, quelle opinion sinistre les chrétiens, parmi les plus éclairés, se font des mystères païens, et c'est bien le cas de conclure, avec M-' Duchesne, que ridée est tout à fait inacceptable que les premiers chrétiens aient pu chercher des modèles et des méthodes dans des institutions qu'ils avaient à ce point en horreur*.
Ainsi la grande Église, au second siècle, n'a pas connu d'usage qui puisse être traité de disci-
i. Protrept. î.