‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 18 sur 142 · Origijus du culte (Paris 1898), p · texte numérisé non relu

Origijus du culte (Paris 1898), p

pline de l'arcane. Si la prohibition du christianisme édictée par la législation de Néron, et maintenue ensuite, obligeait le christianisme à faire de ses réunions, dès là qu'elles étaient illicites, des réunions clandestines, — au moins durant les intermittentes périodes de persécution, — on ne peut pas dire que cette intermittente clandestinité soit rien de l'arcane, aussi bien l'arcane des mystères païens que le semiarcane des conventicules dissidents. Mais le moment vient où le christianisme, au lendemain delà persécution de INlarc-Aurèle, prend un essor jusque-là inouï : à ce moment correspond une organisation plus forte en chaque église, une fédération plus manifeste des églises entre elles. Et à ce moment aussi apparaît simultanément un peu partout le catéchuménat.

Inconnu comme institution au temps de saint Justin et d'Hermas, postérieur au schisme des marcionites qui ne l'adopteront pas même plus tard, comme en témoignera saint Épiphane^ il apparaît sur la fm du 11^ siècle. Aux hérétiques de son temps, Tertullien reproche d'admettre indifféremment catéchumènes et fidèles dans les synaxes : « Quis catechume-' nus, quis fidelis, incertum est : pariter adeunt^ voilà pour les synaxes en général, pariter- audiunt, voilà pour la prédication, pariter orant, voilà pour la liturgie : etia/n ethnici si super <^'enerinty sanctum canibus et porcis margaritasj licet non çeras, iactahuni'^. )) Les catéchumènes sont des postulants, des novitioliy dont il convient d'éprouver les dispositions, de former la conscience et la foi, selon une pédagogie

i. Raer. XLII, 3.

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