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pratiquer Fidùlement. Le Pasteur Tassureque le cliréticn n'a qu'à se revêtir (Je la concupiscence du bien et détester la concupiscence du mal, pour se mener où il voudra comme on m<;ne un cheval dressé. Mais cette pédagogie paraît à llormas surhumaine ; il doute que de tels préceptes, qui sont beaux, puissent être observés, car ils sont « excessivement durs ». Ije Pasteur réplique que l'énergie de l'homme y peut suffire : a Si tu te dis qu'ils peuvent être observés, tu les observeras aisément. » Ht l'obligation n'en est pas moins impérieuse : « Si tu ne les obser\'es pas, il n'y aura de salut ni pour toi, ni pour tes enfants, ni pour ta maison. » Tout de suite pourtant, le Pasteur, comme déjà l'Eglise, enseigne que le chrétien failli ne doit pas désespérer du salut : qu'il se convertisse de tout son cœur, qu'il accomplisse la justice tout le reste de sa vie, et Dieu, qu'il servira en droiture, est disposé à guérir ses fautes antérieures *.
Ainsi la doctrine essentielle d'Hermas est bien de réagir contre le rigorisme en le ménageant, de conserver ses préceptes en les interprétant avec bénignité, et d'autre part d'affirmer la vertu du repentir. Hermas, eneiïet, ne conçoit pas queDieu soit un maître dur et jaloux. Le Seigneur est magnanime, dit-il, et dès lors qu'il a appelé des âmes à la foi, « il veut les sauver » ^. Hermas dit encore : « Dieu n'a point de ressentiment contre ceux qui reconnaissent leurs fautes, il leur est miséricordieux^. » Mais cette paternité miséricordieuse et magnanime, ce désir divin du salut des âmes baptisées, est inefficace sans le mou