Sim. IX
vement propre du pécheur, qui ne saurait être guéri par Dieu s'il n'a voulu lui-même sa guérison.
Si tel est le principe de l'indulgence, il est clair qu'aucune faute ne devra être exclue du droit d'en bénéficier. Seul les pécheurs seront réprouvés « qui auront péché et qui ne se seront point convertis », comme les païens seront réprouvés parce qu'ils n'ont pas connu leur créateur ^ La concupiscence du mal est figurée aux yeux d'Hermas par des femmes belles, mais de noir vêtues, aux épaules découvertes, aux cheveux épars, tandis que les vertus sont figurées par des vierges pudiques et blanches. Hermas imagine des fidèles, qui, après avoir pris rang avec les saints dans la tour mystique, se sont laissé détacher de la tour par le désir de ces femmes mauvaises. Hermas demande : « Si ces hommes se convertissent, s'ils répudient le désir de ces femmes, s'ils reviennent, ne seront-ils pas à nouveau recueillis dans la maison de Dieu? » Et Hermas s'entend répondre : « Oui, ils seront recueillis, à condition qu'ils répudient les œuvres de ces femmes... Mais s'ils ne se convertissent pas, d'autres les remplaceront, et eux pour jamais seront rejetés ^. »
Nous pouvons préciser : l'adultère, le meurtre, l'apostasie, ces trois fautes qui plus tard constitueront de véritables cas réservés, ne sont pas exclus du bénéfice du pardon.
Hermas suppose le cas où une femme chrétienne