‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 40 sur 142 · Mand. IV, i, 8. cf. iv · texte numérisé non relu

Mand. IV, i, 8. cf. iv

i. Sitn. y. 7, 4. Cf. Sim. VI, 1, 4. 3. Contra haer. I, 13, 5.

Denys, qui fut évêque de Corinthe vers 170, il en est une adressée aux églises du Pont sur le mariage et la continence (Hipt y<xuio\i xal âyvsiaç), c'est-à-dire sur la question encratite : elle était donc le sujet de discussions et de divergences entre Eglises. La doctrine de Févêque de Corinthe est résumée par Eusèbe en une proposition : Denys, dit-il, « pose en règle qu'il faut recevoir ceux qui se convertissent de n'importe quelle chute, soit péché, soit même égarement hérétique ^ ». C'est la doctrine d'Hermas, sans les restrictions et les hésitations d'Hermas. On ne peut affirmer plus catégoriquement le droit au pardon. Mais s'il est affirmé ainsi, ne serait-ce pas qu'il était mis en question ailleurs? Marcion, fils de l'évêque de Sinope, semble avoir été élevé dans les maximes encratites : il tombe dans le désordre : quand il veut obtenir le pardon promis au pécheur qui se convertit, son père le lui refuse impitoyablement. Marcion, toujours repentant, arrive à Rome et demande à être reçu par les presbytres romains : ceux-ci refusent, mais seulement par égard pour l'évêque de Sinope. Le fait est rapporté par saint Epiphane, qui a dû l'emprunter à saint Hippolyte. On en peut déduire que l'évêque de Sinope était plus rigoureux que les presbytres romains ^.

Il faut conclure : l'Eglise a cru, comme elle croit toujours, à la possibilité pour le chrétien de garder la pureté baptismale. La vocation de l'Eglise est d'être une communion de saints. L'enthousiasme a tendu à faire de cet idéal la règle commune et la con-

l.EusEB. ir. F. IV, 23, 6.

2. Ei'iPHAN. Haer. XUI, i. Cf. Philastr. Haer. 45 et Tertul. Praescr. 51.

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dition du salut, en méconnaissant la distinction des conseils et dos préceptes. La conscience chrétienne ne s'est pas laissé fausser : car cette conception aristocratique, c'est l'encratismc, et Ilermas nous a montré de quel côté est l'Église.

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