‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 52 sur 142 · Indulgenz-Edict, p · texte numérisé non relu

Indulgenz-Edict, p

lOS ETt'DKS D HISTOIRE

Rome, et qu'elle avait été en Afrique résolue de même, non sans opposition. Parmi nos prédécesseurs, (';crit saint Gypricn, il s'est rencontré quelques évoques d'Afrique convaincus qu'il ne fallait pas donner la paix aux adultères : ils ont radicalement fermé aux adultères le refujçe de la pénitence. Ces év<*;ques n'ont pas pour cela rompu avec leurs collègues, ni brisé l'unité de l'Église catholique, quoiqu'ils maintinssent la rigueur de leur condamnation : et d'autre part, de ce que la paix était donnée aux adultères dans les autres l^glises, ce n'était pas une raison pour pousser au schisme celles qui refusaient de la donner.

Et quidem apud antecessores nostros quidam de episcopis istic in provincianostpa dandam pacem moechis non putaverunt, et in totum paenitentiae locura contra adul" teria cluserunt. Non tamen a coepiscoporum suorum collegio recesserunt, aut cathoUcae ecclesiae unitatem vel duritiae vel censurae suae obstinatione niperunt, ut quia apud alios adulteris pax dabatur, qui non dabat de eccle- «ia separaretur^

Donc en Afrique, antérieurement à saint Cyprien, adulteris pax dabatur. Cette mitigation de la discipline était-elle appliquée déjà au moment où Tertullien écrivait le De pudicitiaP Ce n'est pas vraisemblable, puisqu'il considère Calliste comme l'initiateur responsable de ce prétendu relâchement. Tertullien aurait-il épargné les a psychiques n s'il s'en était trouvé chez les Africains? Reste donc à dire que l'initiative prise à Rome avait été suivie en Afrique, — ou que les mêmes circonstances avaient dicté la même conduite, — malgré l'opposition de

i. BpisM. Lv, 21.

quelques évêques dont on respecta les motifs, opposition qui du temps de saint Cyprien avait cessé d'être.

Dôllinger a voulu trouver dans l'œuvre d'Origène un prolongement de cette opposition, et associer Origène à l'auteur des P hilosop ho amena et kTeriullien dans une attitude rigoriste et dans une tenace animosité contre Calliste ^ . Pour cela, on fait état du passage du De oratione où Origène s'élève vivement contre des évêques qui ont la prétention de remettre les fautes d'idolâtrie, d'adultère et de fornication. Le passage, en effet, est fort instructif; mais, dès l'instant qu'il y est question de remettre l'idolâtrie, bien manifestement la situation visée par Origène est autre et plus récente que la situation de Calliste : le De oratione est daté communément de 233-234 sinon de 232-235 : à Césarée, si tard, quelles raisons particulières aurait-on eues de polémiser contre Calliste ?

Puis, que dit Origène? Voici le texte décisif* : « Je ne sais comment certains s'attribuant une dignité audessus de la (dignité) sacerdotale, encore qu'ils ne possèdent point la science sacerdotale, se vantent de pouvoir remettre l'idolâtrie, l'adultère, la fornication, comme si était remis par leur prière le péché de ces malheureux, fût-il un péché de mort. Ils n'ont pas lu la parole : Il y a péché de mort, pour ce péché je ne dis pas qu'on doive prier » [Iloa. v. 16). Ce texte suffirait à ranger Origène à côté de Tertullien si ce texte était unique dans l'œuvre d'Origène : mais comme il s'en trouve nombre d'autres qui pronon-

i DoELLiîjGER, Hippolyt und Kallist, p. 2o4 et suiv. cité par Haiv:<ack, Doomengeschicte, 1. 13, p. 4Ji, noie, qui se range à l'opinion erronéei croyons-nous, de DoUmger.

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