ÉTUDES I) HISTOIRE
Nam cum in minoribus pcccatin agant peccatoret paeni-
tentiam iusto tempore, et secundum dLsciplinae ordincm ad ex'omoiogcsirn vcniant, et j>cr inanuH impositioaem episcopi et cleri ius commanicationis accipiant, — nanc crudo témpore persecutione adhuc persévérante, nondum restituta ecclesiae ipsius pace, ad communicationem admittuntur, et ofTcrtur noinine eorum, et nondum paenitcntia acta, nondum exomologesî facta, nondum manu eii ab episcopo et clero imposita, eucharîstia illis datur(xvi,2).
Ces déclarations sont très importantes, car elles décrivent Vordo disciplinae pratiqué à Carthage au moment où la persécution a éclaté. Les pécheurs coupables de péchés moindres que l'apostasie font une pénitence dont la durée est proportionnée à leurs péchés [iusto tempore) ; concurremment ils sont astreints à l'exercice de l'exomologèse [ad exomologcsim veniiint) ; enfin Tévôque et le clergé leur imposent les mains, et cette imposition des mains, évidemment publique, puisque le clergé y est associé à l'évoque, leur rend le droit à la participation aux saints mystères [ius communicationis). Telle est la procédure normale in minoribus peccatis. Cette procédure, dans ses lignes générales, doit être identique à celle que Tertullien trente ans plus tôt, à Carthage môme, appelait « paenitentiae species post fidem, quae leviorihus delictis veniani ab episcopo conse^ quitur^ ».
Saint Cyprien ne professe pas que l'apostasie soit un péché irrémissible en ce sens qu'il serait réservé à Dieu, et ceci est à noter comme un symptôme du développement de la doctrine pénitentielle depuis Calliste. Car Calliste avait soulevé des protestations