‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 70 sur 142 · Augustin, Sermo GCCLI, 9 (mais voyez VExcursua C · texte numérisé non relu

Augustin, Sermo GCCLI, 9 (mais voyez VExcursua C

108 ÉTUDKS D'HISTOIUE

secundum peccatoruni diffcrentiam episcopi arhitrio paenitnntiiic tcmpora decernantur ». Le 12* canon du concile d'Angers de fïW.\ de même : « Perspectaqualitate peccali secundum episcopi aestiniationcm eril venia larcin nda ^ ».

Il ne faut donc pas dire que l'apparition do la pénitence tarifée et des pénitentiels a donné à co « iudicium sacerdotis » un rôle singulièrement agrandi, car, antérieurement à ce que Ton appelle la pénitence tarifée et la littérature des pénitentiels, le sacerdos avait à juger du nombre et de la gravité des fautes pour assigner au pécheur la satisfaction qui serait la condition du pardon; et c'est une erreur encore de dire que le sacerdos jugeait seulement s'il devait accorder ou refuser la pénitence, laquelle aurait été à peu près uniforme pour tous. Cette lettre du pape Innocent I" témoigne, au contraire, avec toute la clarté désirable, qne le sacerdos avait précisément à évaluer la gravité des fautes, a de pondère aeslimando delictorum »; à apprécier la contrition du pénitent, « attendat ad confessionem, ad fletus atque lacrimas » ; et à fixer le moment de la réconciliation quand il jugerait la réparation suffisante, « congruam satisfactionem ».

Nous reportons ainsi à une époque sensiblement antérieure à l'apparition de la pénitence tarifée la pratique, très développée, très compliquée déjà, du « iudicium sacerdotis m. Au v** siècle, elle est une institution en plein exercice en Occident, témoin les textes cités du pape Innocent, du pape S. Léon, de Sozomène et de Socrates. Au iv'' siècle plus encore,

Page 1