Augustin, Sermo GCCLI, 9 (mais voyez VExcursua C
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secundum peccatoruni diffcrentiam episcopi arhitrio paenitnntiiic tcmpora decernantur ». Le 12* canon du concile d'Angers de fïW.\ de même : « Perspectaqualitate peccali secundum episcopi aestiniationcm eril venia larcin nda ^ ».
Il ne faut donc pas dire que l'apparition do la pénitence tarifée et des pénitentiels a donné à co « iudicium sacerdotis » un rôle singulièrement agrandi, car, antérieurement à ce que Ton appelle la pénitence tarifée et la littérature des pénitentiels, le sacerdos avait à juger du nombre et de la gravité des fautes pour assigner au pécheur la satisfaction qui serait la condition du pardon; et c'est une erreur encore de dire que le sacerdos jugeait seulement s'il devait accorder ou refuser la pénitence, laquelle aurait été à peu près uniforme pour tous. Cette lettre du pape Innocent I" témoigne, au contraire, avec toute la clarté désirable, qne le sacerdos avait précisément à évaluer la gravité des fautes, a de pondère aeslimando delictorum »; à apprécier la contrition du pénitent, « attendat ad confessionem, ad fletus atque lacrimas » ; et à fixer le moment de la réconciliation quand il jugerait la réparation suffisante, « congruam satisfactionem ».
Nous reportons ainsi à une époque sensiblement antérieure à l'apparition de la pénitence tarifée la pratique, très développée, très compliquée déjà, du « iudicium sacerdotis m. Au v** siècle, elle est une institution en plein exercice en Occident, témoin les textes cités du pape Innocent, du pape S. Léon, de Sozomène et de Socrates. Au iv'' siècle plus encore,