‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 86 sur 142 · Sermo CCLXXVIII, «. coinroba lig^t, columba solvit · texte numérisé non relu

Sermo CCLXXVIII, «. coinroba lig^t, columba solvit

exteriores

iudicium potest, si Dejis voluerit, in correptionem saliiberrimam cedere atque proflcere^ , »

Nulle faute, si grave, soit-elle, n'est exclue par l'Église de la faculté d'être rachetée par la pénitence publique, car pour tous les péchés l'Eglise garde ses entrailles de miséricordieuse mère 2, et elle répudie la dureté des Novatiens^. Toutefois, la pénitence publique et la réconciliation qui s'ensuit ne sont accordées par l'Eglise qu'une fois : les relaps sont au temps d'Augustin exclus de la communion jusqu'à la fin de leur vie'*.

Cette discipline si nette, si rigoureuse aussi, de la rémission du péché mortel par la condamnation du coupable à la pénitence publique n'a qu'un tort, c'est d'être telle quelle le plus habituellement hors d'usage. En effet, instituée à une époque où la société chrétienne n'était pas mêlée, où le péché grave était rare, à une époque aussi où le pécheur avait le plus

\. De corrept. et grat. 46. Rapprochez Ambros., In psalm. CXVIII e<3cpos., VIII, 26.

2. Sermo CCCLII, 9 : « Fuenint qui dicerent quibusdam peccatis non esse dandam paenitentiam.et exclu»! sunt de Ecclesiaet haeretici facti sunt. In quibu»cumque peccatis non perdit viscera pia mater Ecclesia. » Sermo LXXI, 7 : «... cum et paenitentiae quorumque criminum locus in Ecclesia non negetur. » Epistul. ad Rom. inchoat. expos. 16 : « ... et omnino si qua fornicatione vel homicidio vel uUo flagitio aut faclnore post baptismum sese raaculaverit, non potest paenitendo curari. Quod qui senseruntexclusi sunt a communione catholica, satisque iudicaium est eos in illa crudelitatc divinae misericordiae participes esse non posse ».

3. De agone christ. 33 : « Nec eos audiaraus qui negant Ecclesiam Dei omnia peccata posse dimiitere... Isti sunt qui viduas, si nupserint, tamquam adultéras damnant... »

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