De sacram. in gen. I, 8. De sacram. euchar
4. Ancienne police de l'Église sur Vadm.de r Eucharistie iPuii IGioa.
toutes sortes de personnes, tant initiés que non initiés, tant baptisés que catéchumènes, païens ou infidèles, au moyen de quoi il n'était pas permis à saint Augustin de découvrir le secret des sacrements^ ». Et ces affirmations n'ont rien que de sage.
Chose piquante, si quelque « vaine persuasion » s'est introduite, comme dit Bingham, c'a été le fait d'un humaniste, lequel par surcroît est protestant. Isaac Casaubon, en effet, eut le premier l'idée, non pas de nier l'existence d'un certain secret dans la catéchèse, mais de voir dans ce secret une loi analogue à celle qui avait fait de certains cultes païens des mystères, Casaubon, ceci en 1614, prête aux Pères la pensée d'avoir calqué les rites chrétiens sur les rites païens, et d'avoir dépassé tous les mystagogues dans l'observation de la loi du silence dont ils entourèrent le culte ^. Le paradoxe de Casaubon passera inaperçu; mais il sera repris plus tard par le plus épais des rationalistes, Dupuis^ et, en ces dernières années, quelques protestants, peu portés vers le ritualisme, s'évertueront à le rajeunir.
C'est au cours du xvii® siècle que la théorie de l'arcane a pénétré dans l'École. Un chanoine d'Anvers, ancien préfet de la bibliothèque Vaticane, qui était d'ailleurs un érudit fort copieux, Schelstrate, écrit une dissertation pour démontrer que l'arcane est une discipline instituée par Jésus Christ et pratiquée depuis le temps des Apôtres. Les dogmes, mais surtout le dogme et la liturgie sacramentaires, sont l'ob-
1. Traité de V Eucharistie (Paris 1622), I, 8. Même sentiment chez Petau, Dogm. theolog. (Paris lGi4), t. II, praef. 5.