‹ Études d'histoire et de théologie positiveChapitre 93 sur 142 · Sermo CXXXVII, 14 et · texte numérisé non relu

Sermo CXXXVII, 14 et

aSO ÉTUDES D'HISTOIRE.

est un perpétuel devoir de l'évoque. D'abord, parc« que révoque proche et qu'il proche sur la conversion des baptisés en état do péché grave. Ensuite, parce que Tévéque s'adresse individuellement au fidèle qu'il sait être en état de péché grave et s'efforce de lui faire reconnaître son état. Enfin, parce que l'évéque peut prendre sur lui d'interroger le fidèle dont il craint qu'il ne soit en état de péché grave : c est le cas de Marcellinus.

Il faut que le coupable avoue ses fautes à Dieu : en d'autres termes, il faut qu'il se reconnaisse humblement pécheur. Augustin le presse de s'avouer et voici un beau passage, commentaire du texte Confiteantur tibi populi omnes, capable de donner une idée de sa manière :

Et quia ista confessio non ad supplicium ducit, sequitur et dicit : Laetentur et exultent gentes. Si plangunt ante hominem confessi latrones, laetentur ante Deum confessi fidèles... Quia bonus est cuiconfitentur : ad hoc exigit confessionem, ut liberet humilem : ad hoc damnât non confitenten, ut puniat suj^erbum. Ergo tristis esto antequam confitearis : confessus exsulta, iam sanaberis.

Conscientia tua saniem coUegerat, apostema tumuerat, cruciabat te, requiescerenon sinebat.Adhibetmedicus fomenta verborum, et aliquando secat, adhibet médicinale ferrum in correptione tribulationis. Tu agnosce medici nianum, confitere, exeat in confessione et defluat omnis sanies. Iam exsulta, iam laetare : quod reliquum est facile sanabitur^.

Ce texte pathétique contient une indication importante à relever, qui est l'intervention du médecin

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