FOUIXXES DE VERNON EN NOV
que celles par nous décrites en 1874, et que les pièces de Cœsar et de la famille Julia^ à la tête de Vénus et à Féléphant, y sont particulièrement représentées ; or vous savez combien les pièces de cette famille sont nombreuses dans le trésor de Vernon, surtout celles à l'éléphant ; je possédais 9 pièces de cette famille, et M. de Barthélémy en comptait 265 exemplaires dans le gros lot de la trouvaille de 1874. Enfin M* de Barthélémy constatait aussi, dans le gros lot du trésor de Vernon, 3 deniers de Juba P', roi de Mauritanie, mort en 708, « dont le module et la fabrique, ajou- « tait-il, justifient la présence dans un dépôt de monnaies « de la république romaine ». Or, dans les pièces découvertes le 6 novembre, nous avons reconnu et fait remarquer sur le terrain à notre confrère M. de la Bouralière, délégué avec moi, un quatrième exemplaire de ce denier de Juba. De ces constatations, que faut-il conclure ? Vous répondez tous avant que je n'achève.
C'est que les fouilles du 6 novembre 1876 n'ont trouvé que les débris et les restes du trésor de Vernon, débris que l'inventeur de 1874 a répandus en brisant le vase ou les vases, dont nous avons dû également laisser à Vernon quelques rares débris recueillis dans ces fouilles.
Ce qui résulte encore de ces constatations, c'est que remplacement de la trouvaille de 1874 est désormais bien exactement déterminé par les fouilles du 6 novembre 1876. Ce n'est point dans le cimetière de Vernon, mais dans un terrain communal adjacent au cimetière et qui en a été retranché, formant le sommet d'un triangle entre les routes de Dienné et dç Fleuré à Vernon ; c'est en creusant non des fosses, mais des trous pour y planter des arbres, que la découverte a été faite en 1874; et, bien que les fouilles aient été poursuivies par nous au delà, ce n'est que dans le seul trou creusé pour Tun de ces arbres que des pièces ont été trouvées. Au delà, dans le même terrain, il ne s'en est pas rencontré une seule. Et ces quelques pièces trouvées devant nous n'é-