‹ Études d'histoire littéraireChapitre 17 sur 125 · De re ædificatoria, éd. de Paris, 1512. f° 129 v · texte numérisé non relu

De re ædificatoria, éd. de Paris, 1512. f° 129 v

3. En négligeante passage (v. 220 sqq.) qui a la valeur d’une indication historique et n’eut pas, semble-t-il, d autorité doctrinale à la

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4. Donat dans son résumé historique signalait une satyra dont il faisait une espèce de la comédie. Mais dans sa partie doctrinale il ne connaissait que les deux genres : la satyra n était même plus nommée parmi les variétés du poème comique. Son écrit s’appelait De Tragoedia et Comoedia, tout simplement.

ÉTUDKS LITTÉRAIRES

f‘t son iiiaîlT'o dans lout son traité (rarcliitecture, et qui même rend raison de plus d’urn'. des particularités de sa latinité'.

Mais on remanjuera que L. H. Alberti va au delà de Vitruve. Celui-ci ne parlait que de décoration scénique: Tilalien, indiquant d’un mot le- décor satyriijue {.syhà), comme b', tragique et le comique, essaie de représenter la nature des poèmes auxquels ces trois décors s’approprient. Il tire ses définitions de la tragédie et de la comédie de la tradition issue de Donat et de Diomède®: quant à celle de la pièce satyrique, il ne l’empiTinte pas à l’idée qu’Horace donnait du drame où intervenaient les satyres, mais il la forme en unissant à la décoration rustique la matière de la poésie pastorale, descriptive et amoureuse. Ainsi déjà chez Alberti l’idéal dont parlait M. Carducci est évoqué par la suggestion bien aisée à comprendre de la troisième décoration scénique de Vitruve.

L’illustre architecte Serlio reprend à son tour le texte de Vitruve pour le commenter amplement ; et là encore la division du poème dramatique en trois genres est donnée, àcause des trois scènes, comme une doctrine certaine et incontestable.

« E perche (com’io dissi) le scene si fanno di tre sorte, cioe la Comica per rappresentar comedie, la Tragica per le tragédie, et la Satyrica per le satyre, questa prima sara la comica, i casamenti della (juale vogliono essere di personagi privati, corne saria di cittadini, avocati, mercanti. parasiti, et altre simili persone. Ma sopra il tutto che non vi manchi la casa della Ruliana, ne sia senza bosteria, et uno tempio vi e molto necessario...

« La scena Tragica sara per rappresentare Tragédie. Li casamenti ( Fessa vogliono essere di grandi personagi, per cio che gli accidenti amorosi, e casi inopinati, morte violenti et crudeli (per quanto si legge nelle tragédie antiche, et anche nello moderne) sonno sempre intervimute dentro le case de signori, duchi, o gran principi, imo, di Re, e perho (corne ho d('tto) in cotali apparati non si tara edilîcio che non liab-

■1. Frons masculin dans le passage cité.

‘i. (.,1. W. Cloella. Beitriige zur Litteraturgeschichte der Mittelaltersund dcr Renaissance^ l. I, p. 'lo-S4.

NOTE SUR UN PASSAGE DE VITRUVE

bia del nobile ; si corne si dimostra nella seguente figura, dentro la quale (per esser cosa piccola) non ho potuto dimostrare que grandi edificii Regii e signorili : che in un luogo spatioso si potrebbono fare...

« La scenaSatyricae per rappresentar satyre, nelle quali si riferendono (anzi vero se mordeno) tutti coloro che licentiosamente vivono, e senza rispetto nelle satyre antiche crano quasi mostrati a dito gli buomini viciosi o mal viventi. Perho tal licentia si puo comprendere che fusse concessa a personagi che senza rispetto parlassero, corne saria a dire gente rustica, percio che Vitruvio trattando della scena, vuole che questasiaornatadiarbori, assi, colli, montagne, herbe, fiori, e fontane, vuole ancora che vi siano alcune capanne alla rustica, corne qui appresso se dimostra. E perche a tempi nostri queste cose per il piu delle volte si fanno la invernata, dove pochi arhori et herbe con fiori si retrovanno, si potran bene artificiosamente fare cose simili di seta, le quali saranno ancora piu lodate che le natural!, percio che, cosi corne nelle scene Comiche e tragiche se imitano li casamenti et altri edificii, con l’artificio della pittura : cosi anchora in questa si potran hene imitare gli arhori, e riierbe con fiori*... »

Comme Alberti, mais non sans doute d’après lui, Serlio conserve les notions communes de la tragédie et de la comédie. Pour le troisième genre, il s’écarte tout à fait d’ Alberti, et propose une autre matière à la pièce pastorale. Une confusion se fait en son esprit (comme chez beaucoup d’autres) entre le drame satyrique et la satire morale, et il attribue à ce genre scénique l’opération qu’Horace donne en propre à la satire ^ la correction de la vie licencieuse. Il en prend d’ailleurs l’idée dans \&De Tragœdia etComœdia de Donat, qui plaçait entre l’ancienne et la nouvelle comédie un poème intermédiaire qu’il définissait ainsi:

« Et hincdeinde aliud genus fabulæ, id est satyra, sumpsit exordium ; quæ a satyris, quos illotos semper ac pétulantes deos scimus esse, vocitata est. Etsi aliunde nomen traxisse praveputant alii. Haie quai Satyra dicitur, ejusmodi

1. Il seconda libro di perspettiva di “Sébastian Bolognese, in-fol., Venise, s. d. (1545), p. 20-50.

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