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Phrases de de Staël, citées par M. Hazard, p

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développement des principes qu’ils ont hérités de Condillac,

A la fin du xvin siècle, au début du xviii% domine en France et en Europe l’idée d’un goût absolu, d’un type absolu de beauté : d’abord les anciens, puis, parmi les nations modernes, l’Italie, à la Renaissance, la France, sous Louis XIV et depuis, ont connu ce goût et réalisé cette beauté. C’est la France maintenant qui tient le flambeau. Les autres nations doivent se mettre à l’école de la France.

A vrai dire, cette doctrine a été entamée peu à peu par les faits, par le progrès des connaissances. La découverte de la littérature anglaise, puis de la littérature allemande, conduisit à reconnaître que chaque peuple avait son goût et que les littératures qui n’étaient pas faites selon les lois du goût français, du bon goût, présentaient d’incontestables beautés. Mais elle n’abolit pas l’idée de notre supériorité littéraire, ni celle de l’unité du beau... Elle les disloqua, elle y introduisit la contradiction et l’incohérence. Les dogmes cependant demeurèrent debout. Chez Voltaire, chez Marmontel, on peut constater ce travail de dissolution, ces mélanges de sentiments littéraires.

Un seul homme fit un effort vigoureux pour construire une théorie qui répondit à l’état réel de l’intelligence et du goût en France, et qui, sans demander au lettré français le sacrifice de la tradition classique, lui donnât le moyen de ne pas mépriser les œuvres étrangères auxquelles il était arrivé à prendre plaisir: ce fut Condillac. Entre l’affirmation de la supériorité du goût français, où le goût s’exprime avec l’approximation la plus serrée, et celle de l’égalité des goûts nationaux, dépendant chacun d’un génie national, se place la doctrine de Condillac, qui laisse encore une place au goût absolu, permet aux Français de continuer à s’admirer, et nous oblige à respecter les goûts de toutes les nations en les autorisant à s’y complaire. S’il ne proclame pas encore l’égalité, il déclare du moins l’indépendance des littératures. Il nous marque l’étape principale par laquelle on passa des positions do Boileau et de Perrault, bien d’accord ici, à celles des idéologues. On n’a point, je crois, assez indiqué l’importance ni défini le caractère de ses idées.

On sait que, pour Condillac, tout le mérite et tout le travail du style se ramènent à l’application du principe de « la plus grande liaison des idées ». Il trouve même le moyen d’y faire rentrer, par d’ingénieuses analyses, le langage du sentiment, et tout son Art d’écrire n’est qu’une démonstration de ce principe...

Cependant, quoique le principe vaille partout, et qu’il n’y ait pas de beautés littéraires qui, par quelque voie, ne s’y réduisent, il y a lieu de distinguer deux sortes de beautés. Les unes sont celles qui manifestent une liaison d’idées véritable : ce sont les beautés réelles, nécessaires et universelles. Les autres sont celles qui sont relatives à certains sentiments ou états d’imagination : ce sont les beautés de convention, qui sont aussi accidentelles et variables*.

Les genres littéraires sont fondés sur des conventions arbitraires, mais légitimes. Chaque genre correspond à un naturel de style. « Il y a dans la poésie comme dans la prose autant de naturels que de genres” ». Le naturel de l’ode n’est pas celui de l’épopée ; celui de la tragédie n’est pas celui de la comédie. Mais « lorsque l’art est dispensé suivant les mesures arbitraires que nous nous sommes faites, il constitue le naturel, bien loin de le détruire® ». Si l’élégance, qui est le naturel d’un esprit cultivé, « était uniquement fondée dans la nature des choses, il serait facile d’en donner des règles... Mais parce qu’elle est en partie fondée sur des usages qui ne plaisent que par habitude... elle change avec les générations * ». Voilà pourquoi, comme l’élégance des manières ne se connaît que par cer-

1. Œuvres choisies de Condillac, in-4, 1796, t. I, p. 37“2, 388, 398; Traité de l’Art d’écrire, 1. II, ch. iv, vi, viii. Cf. aussi L. II, p. 214- 222 ; Art de penser, p. i, chap. v.

2. T. I, p. 381 : Art d’écrire, I, IV, ch. v. Observations sur le style poétique et par occasion sur ce qui détermine le caractère propre à chaque genre de style. — Les citations ultérieures pour lesquelles je ne donne de référence qu’au tome et à la page de l’éd. de 1796 sont toutes prises de ce chapitre essentiel qu’on ne saurait étudier de trop près.

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taines personnes qui en sont les modèles, Félégance littéraire ne peut être connue... que par l’étude des bons écrivains dont les écrits tiennent lieu de règles*. On s’appliquera donc, en chaque genre, à reproduire l’élégance des maîtres, et l’on atteindra le naturel quand on la reproduira avec aisance. « Le naturel consiste donc dans la facilité qu’on a de faire une chose lorsqu’ après s’être étudié pour y réussir, on y réussit enfin sans s’étudier davantage : c’est l’art tourné en habitude. Le poète et le danseur sont également naturels, lorsqu’ils sont parvenus l’un et l’autre à ce degré de perfection qui ne permet plus de remarquer en eux aucun effort pour observer les règles qu’ils se sont faites ^ »

Les genres, dans leur diversité, peuvent être classés selon l’espèce de naturel qui est leur but, selon les beautés qui leur sont propres. On obtient ainsi une échelle dont les termes extrêmes sont la philosophie et le lyrisme. Dans la philosophie règne le style d’analyse, où il n’y a que des rapports vrais, où tout est beauté réelle. Dans le lyrisme règne le style d’images, où l’expression est synthétique et déterminée par des usages et des goûts variables, où il n’y a que des beautés accidentelles.

« Les genres les plus opposés sont, d’un côté, les analyses et, de l’autre, les images ; et c’est en observant ces deux genres qu’on remarque une plus grande différence dans le style des écrivains.

« Le philosophe analyse pour découvrir une vérité ou pour la démontrer. S’il emploie quelquefois des images, c’est moins parce qu’il veut peindre que parce qu’il veut rendre une vérité plus sensible ; et les images sont toujours subordonnées au raisonnement...

« Un écrivain qui veut peindre et qui ne veut que peindre, écrit sur des vérités connues ou sur des opinions qu’on regarde comme des vérités. N’ayant pas besoin de décomposer ses idées, il les présente par masses : ce sont des images où son sujet se retrouve jusque dans les écarts qu’il paraît faire. S’il raisonne, c’est uniquement pour donner plus de

2. T. I, p. 479. Cf. t. II, p. 317-318. Art de penser, P. ii, chap. vu.

vérité au tableau qu’il fait ; et ses raisonnements, toujours subordonnes au dessein de peindre, ne sont que des résultats precis, rapides et renfermés quelquefois dans une expression qui est une image elle-même.

« La poésie lyrique est celle à qui ce caractère convient dcvantage. La plus grande diflerence est donc entre le style du philosophe et celui du poète lyrique b »

11 résulte de là que le poète n’aura pas à connaître la poésie en philosophe : ce serait une éducation dangereuse pour lui et (mntraire au but qu’il poursuit.

« Lisez les grands écrivains qui ont déterminé le naturel p’opre à chaque genre : étudiez ces modèles, sentez, observez, comparez. Mais n’entreprenez pas de définir les impresaons qui se font sur vous ; craignez même de trop analyser. Il faut le dire, rien n’est plus contraire au goût que /esprit philosophique : c’est une vérité qui m’échappe*. » Voilà, en ses grands traits, l’esthétique littéraire de Condillac. On y retrouve l’admirable lucidité de cet esprit qui fut grand à force d’être clair. Cette théorie ne suffirait plus aujourd’hui, et l’on en rejetterait absolument certaines parties: mais elle s’adapte étroitement à la littérature et au goût du xvii® siècle. L’expérience commande toute cette idéologie, et l’analyse de Condillac ne fait que dégager et classer les rapports qui résultent de la triple observation de la littérature classique et contemporaine, de la pratique des écrivains et des jugements de la bonne compagnie.

De cette doctrine générale sortent des conséquences qui obligent à reconnaître l’indépendance réciproque des littératures et des goûts nationaux.

Condillac remarque que l’élégance n’est pas fondée sur la nature des choses, mais sur des usages qui ne plaisent que par habitude : ce qui fait qu’oiî n’en peut donner de règles. Or « il arrive que si elle est à certains égards la même pour toutes les langues..., elle est à d’autres égards différente

1. T. I, p. 479. Cf. t. Il, p. 317-318 : Art de penser, P. ii^ chap. VII.

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d’une langue à l’autre ‘ ». Comme chaque genre a son élégance, chaque nation aussi aura la sienne, et le naturel ou la perfection de chaque genre variera d’une littérature à une autre.

Cet écart se réduira naturellement au minimum dans le style philosophique, où l’analyse établit des rapports vrais. Mais à mesure qu’on descendra l’échelle des genres, à mesure que grossira la part des beautés accidentelles et des images, l’écart entre les langues ira croissant, et il attiendra son maximum dans la poésie lyrique.

Même dans une littérature, le style poétique est à variable qu’il n’a pas de règles: il est tout personnel. « En vain tenterait-on de découvrir l’essence du style poétique il n’en a point. Trop arbitraire pour en avoir une, il dépend des associations d’idées qui varient comme l’esprit des grands poètes ; et il y en a autant d’espèces qu’il y a d’hommes de génie capables de donner leur caractère à la langue qu’ils parlent \ »

« ...Ces associations varient comme l’esprit des peuples, qui, ayant des usages, des mœurs et des caractères différents, ne sauraient s’accorder à associer toutes leurs idées de la môme manière. C’est pourquoi de deux langues également parfaites, chacune a ses beautés, chacune a des expressions dont l’autre n’a point d’équivalent : elles luttent, pour ainsi dire, dans la traduction tour à tour avec avantage, et rarement à forces égales. Cependant les beautés qui ne peuvent passer de l’une à l’autre n’en sont pas moins naturelles à celle qui les a exclusivement ; parce qu’en effet rien n’est plus naturel que des associations d’idées dont nous nous sommes fait une habitude ^ »

2. Ainsi Condillac, qui tout à l’heure astreignait l’écrivain à l’élude des modèles, donne ici Ions les droits au génie. C’est qu’un génie français n’inventera que dans les limites que lui trace le caractère national, en conformilé avec les mœurs et la culture de son temps. L’invention d’un génie français aboutira toujours à une élégance française. « Quoique les grands hommes tiennent par quelque endroit an «'aractère de leur nation, ils ont toujours quelque chose qui les en distingue... Ils se conlorment au génie de leur langue, et lui prêtent en même temps le leur. » {Essai sur l’origine des connaissances humaine^, 174t5,^t.^II^ p. 210. Sec. I, ch. xv, (Du génie des langues).

Ces associations d’idées, qui diversifient les goûts et donnent à l’expression littéraire son caractère, sont en rapport étroit avec les mœurs, la religion, l’iiistoire, toutes les circonstances de la vie des peuples Rien ne peut les produire où ces causes ne les font pas naître spontanément, nécessairement, et ainsi il est oiseux de vouloir transporter d’un pays dans un autre le style qui les exprime.

Ce fut une erreur en France de prétendre copier les Grecs et les Romains.

« Nons avons puisé chez les anciens, et nous nous sommes crus poètes en adoptant leur système de poésie, comme nous nous sommes crus savants en adoptant leurs opinions. Mais les fictions de la mythologie ne peuvent être à leur place que dans des sujets oii les anciens les employaient cux-mômes. Hors do là elles sont déplacées, parce qu’elles ne sont analogues ni à nos mœurs, ni à nos préjugés^. »

Ne voit-on pas se poser ici le principe au nom duquel M""^ de Staël détournera les écrivains français des littératures anciennes pour leur recommander l’exemple des littératures du Nord ?

« Je conviens, continue Condillac, que, lorsque nous lisons les Grecs et les Romains, ces fictions ont le même droit de nous plaire qu’à eux; parce qu’ alors nous nous représentons leurs mœurs, leurs usages, leur religion, et que nous devenons en quelque sorte leurs contemporains. Voilà sans doute ce qui les a fait juger essentielles, comme si la poésie devait être nécessairement dans tous les temps ce qu’elle a d’abord été. On n’a pas vu que, lorsque ces fictions sont transportées dans les temps où elles sont en contradiction avec les idées reçues, elles perdent toutes leurs grâces, et qu’elles n’ont plus ce naturel d’opinion qui en fait tout le prix^ »

« Comme nous avons connu les anciens avant d’avoir des poètes nous-mêmes, le style poétique, tel que nous

!. « Deux choses concourent à former le caractère des peuples, le climat et le gouvernement .. Le caractère des penples influe sur celui des langues. » (Essai sur l’origine des connaissances humaines, t. II, p. 196-197. Sec. I, ch. xv. Du génie des langues).

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1 avons conçu, n’a pu avoir assez d’analogie ni avec nos préjugés, ni avec nos mœurs. Supposant néanmoins qu’il doit être toujours le même, nous avons imaginé une espèce d essence qui selon nous le détermine et dont nous ne saurions nous faire aucune idée’. »

Depuis la Renaissance, tous les peuples, par la môme superstition, se sont accordés à trouver le vrai style poétique dans le style des poètes de l’antiquité, qui ne peut être celui d’aucun d’eux. Cette erreur a empêché de voir « que le poète a un naturel de convention qui varie nécessairement d une nation à l’autre^ ». Elle nous a amenés à croire qu il fallait se connaître en vers latins ou grecs pour bien faire ou bien juger des vers français. Elle a fait qu’on s’est obstine longtemps en France à tenter d’avoir une poésie étrangère à notre langue, qu’on s’est flatté de pouvoir réussir dans tousles genres de poèmes que l’antiquité avait connus : et 1 on s est embarqué dans des entreprises condamnées à l’insuccès. Elle a fait, au rebours, qu’on a méprisé les genres qui nous étaient propres et convenables, lorsqu’ils n’avaient pas été connus des anciens : comme l’opéra de Quinault, si bien en rapport avec nos mœurs b

^ Mais, d ailleurs, maigre nos efforts pour imiter, nous n’avons en France qu’une poésie française. Tous nos chefsd œuvre sont nationaux. Nos poètes croient s’être formés par la lecture des anciens. Ils se trompent, leur force ne vient pas de là.

« Ils sont devenus poètes comme ils le seraient devenus, s il n’y avait eu m Grecs ni Romains. Ils le sont, parce qu’ils ont consulté la langue qu’ils parlaient plutôt que les langues mortes. En un mot ils le sont en France comme on l’a été en Grèce b »

Ne soyons pas dupes des apparences et des mots.

« L épopée, la tragédie, la comédie et tous les genres dont 1 antiquité nous a laissé des modèles, ont subi chez les nations de l’Europe les révolutions qui se sont faites dans les mœurs. Les noms d’épopée, de tragédie, de eomé-

die se sont conservés, mais les idées qu’on y attache ne sont plus absolument les mêmes, et chaque peuple a donné à chaque espèce de ces poèmes différents styles comme différents caractères. Des règles générales sur cette matière seraient donc sujettes à une infinité d’exceptions... Il ne reste qu’à observer les mœurs et les préjugés de la nation pour laquelle on écrit \

« Si l’esprit national préfère les images à la lumière (ceci est pour les Anglais), le langage sera susceptible de tours plus variés et plus hardis : il sera plus circonspect, plus méthodique et plus uniforme, si l’esprit national (comme en France) préfère la lumière aux images^. »

On voit sortir de là la conséquence que le goût d’une nation est singulier et incommunicable. Les Français ont beau se mettre à l’école des Grecs. Ils créent une littérature française. Imiter ne mène qu’à peiner pour se gâter. Mais ce qui est vrai des Français à l’égard des Grecs sera vrai aussi des Français à l’égard des Anglais. Ce sera vrai des Italiens, des Allemands, des Russes à l’égard des Français.

La philosophie est de toutes les nations : mais la poésie est toujours strictement nationale. Elle ne se traduit ni se transporte. Que chaque nation exploite donc sa langue et jouisse de son génie. Son goût est légitime parce qu’il lui est propre.

Condillac, cependant, ne serait pas de son siècle s’il s’en tenait à la déclaration de l’égalité des goûts. Il serait étrange qu’il n’eût pas établi une hiérarchie de goûts ; et on voit en effet qu’il a trouvé moyen de le faire.

La hiérarchie des goûts se fonde chez lui sur deux observations, dont l’une est d’ordre historique, et l’autre d’ordre philosophique.

Dans le développement des arts, Condillac distingue leur enfance, leur progrès et leur décadence. « La comparaison des trois âges donne l’idée du beau et formera le goût^ »

3. T. I, p. 485. Cf. aussi t. I, p. 458. Art d’écrire, 1. IV, ch. i.

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Dans le premier âge, les hommes ont de vives impressions. Ils sont encore peu capables d’analyse. Les ouvrages littéraires sont laits de génie ; ils oflrent des beautés de rencontre, lortes et naturelles. C’est l’époque de la barbarie.

Puis vient un temps où la réflexion est plus active. On a appris à comparer, à analyser, à classer. Le goût s’est formé et l’art s’est constitué. L’écrivain sait ce qu’il fait et comment il peut le taire. « Les chefs-d’œuvre du second âge nous oflrent donc, à quelques défauts près, des modèles du beau. Ils sont ce que nous appelons la belle nature : ils en sont au moins l’imitation b » C’est l’époque de la perfection.

Enfin, le sentiment s’affaiblit, et il ne reste que le goût, l’analyse et la critique. L’art se raffine. « On cherche des défauts dans les modèles qu’on a admirés. . . On se dégoûte de marcher sur leurs traces^. » On poursuit la nouveauté.

Quelques beaux détails, souvent déplacés, précieux, peu d’accord, peu d’ensemble, point de naturel, un ton maniéré, recherché, voilà ce qu’on remarque alors dans les ou- A’rages b » C’est l’époque de la décadence.

Et voici l’autre distinction qui résulte de l’analyse philosophique des ouvrages littéraires.

« Il y a une loi qui est la même pour toutes les langues parlées : c’est le principe de la plus grande liaison des idées. S’il y a des peuples qui aiment les expressions exagérées, ce n’est pas parce quelles sont fausses, c’est parce qu’elles les remuent. Mais rien n’empêche d’allier l’exactitude avec la force. Le style est donc susceptible d’une beauté réelle. Le caprice peut permettre d’exprimer ici un sentiment qu’il défend d’exprimer ailleurs : il peut jusqu’à un certain point donner des bornes à l’expression ; mais il doit obéir partout au principe qui sert de base à cet ouvrage. La différence des goûts prouve seulement que tous les peuples n’ont pus le même génieb » ^

Ainsi même dans le style d’images, dans le langage de

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