GÉOLOGIE DE LA VILLE DE NIMES
La ville de Nimes est entourée , au nord et à l’ouest , par une série de petites collines néocomiennes appartenant à l’âge du calcaire à spatangues et formées d’un calcaire généralement jaunâtre , où on rencontre parfois des masses de silex mamelonnées , et caractérisées surtout par le Nemau sina neocomiensis (B. Dumas). L’une de ces collines, située à l’ouest et nommée le Puech-d’ Autel, est recouverte par un petit îlot de calcaire Eocène lacustre , blanc, presque crayeux, et où on rencontre des Melania, des Lymnea , des Planorbis , des Cyclas. Tout le quartier au nord de la ville, du Fort à la route d’Uzès, repose , en grande partie , sur le Nèocomien. Mais tout le reste de la cité est bâti sur le Pliocène ou subapennin, qui est , presque partout , recouvert par une couche peu épaisse de ce terrain mal odorant, que les infiltrations de toutes sortes et les eaux des égoûts ont noirci. Mais, en creusant les puits, comme le rapporte E. Dumas, on retrouve le Pliocène à une faible profondeur.
Il est constitué .
1° En bas par des marnes argileuses d’un gris bleuâtre, où on trouve des débris de conifères et qui sont exploitées, au Puech-d’Autel, par une tuilerie ;
2° En dessus, par des sables jaunes où se rencontrent des Lutraria et des bois fossiles siliceux. Ces sables forment le
(1) Communication du 16 février 1877. (Société d'Etude des sciences naturelles de Nimes).
Dernier écrit de Camille Clément.
sous-sol immédiat de la ville , entourent le rocher néocomien sur lequel est bâti le Fort, et sont disposés en couches assez épaisses autour du Puech-d’ Autel.
C’est aussi à l’âge Pliocène qu’il faut rapporter les huîtres (Ostrea undata) qui sont comme enchâssées dans les crevasses de la roche néocomienne, à la Fontaine et autour du Fort.