‹ Études d'histoire naturelleChapitre 81 sur 119 · III. — Propriétés médicinales · texte numérisé non relu

III. — Propriétés médicinales

bres inférieurs, par suite de la présence d’une tumeur située à la partie inférieure de la moelle épinière, malade et perclus depuis deux ans, a retrouvé aux Fumades l’usage de ses jambes après quelques bains.

Les eaux des F umades peuvent rivaliser avec avantage, peut-être, avec les eaux de Cauterets et d’Enghien, pour la guérison des maladies suivantes :

1° Affections chroniques du larynx, du pharynx et des bronches; emphysème pulmonaire, phthisie au 1er et au 2me degré, engorgement chronique des amygdales.

2° Maladies de la peau.

3° Rhumatisme chronique, rétractions musculaires et tendineuses, raideurs articulaires, fausses ankylosés, suite de vieilles entorses.

4° Ulcères anciens, plaies d’armes à feu.

5° Maladies dépendant du vice scrufuleux ou lymphatique ; engorgements ganglionaires, abcès, fistules, tumeurs blanches, carie, nécroses, •

6° Catarrhes de la vessie, avec incontinence d’urine.

7° Chlorose, aménorrhée, leucorrhée.

8° Affaiblissement de la moelle épinière.

Je termine en décrivant les principaux modes de traitement, ils consistent :

1° En bains chauds, tièdes ou froids.

2° En absorptions de verres d’eau minérale.

3° En douches.

4° En gargarismes au verre ou à l’aide de petits jets d’eau, très-commodes aussi , pour les plaies ou les maladies de la face.

5° En pulvérisation : l’appareil de pulvérisation est composé d’un jet d’eau horizontal, très-tenu et cependant trèsvif, qui frappe contre une platine un peu convexe ; ce qui réduit l’eau du jet en une poussière très-fine, laquelle est absorbée par le malade dans la partie morbide.

Page 1