Mémoires d'un royalisle, t. II, p
crisie des autres; il lui répugnait d'entrevoir, dans le second Napoléon, les mêmes violences et les mêmes duplicités que dans le premier. On Tavait rassuré pour rÉglise, et tout, en lui, s'explique par cette préoccupation dominante. Sa pensée religieuse s'est trompée; une pensée ambitieuse ne Ta jamais égaré. »
Au dehors, protection pour le pouvoir temporel ; au dedans, protection pour les intérêts religieux ; campagne de Rome à l'extérieur et à l'intérieur : voilà quel avait été le prix de l'alliance.
Presque à la veille de son élection comme président de la République, le 7 décembre 1848, le prince Louis- Napoléon avait adressé au nonce apostolique cette lettre destinée à lui valoir le concours électoral des catholiques :
Monseigneur,
Je ne veux pas laisser accréditer auprès de vous les bruits qui tendent à me rendre complice de la conduite que tient à Home le prince de Canino.
Depuis longtemps, je n*ai aucune espèce de relations avec le fils aîné de Lucien Bonaparte, et je déplore de toute mon àme qu'il n'ait point senti que le maintien de la souveraineté temporelle du chef vénérable de VÉglise était intimement lié à Véclat du catholicisme, comme à la liberté et à l'indépendance de Vltalie,
Recevez, monseigneur, l'assurance de mes sentiments de haute estime.