‹ Études d'histoire parlementaireChapitre 28 sur 40 · II. — SÉNAT MONARCHIQUE · texte numérisé non relu

II. — SÉNAT MONARCHIQUE

Le sénatus-consulte proposé à la Chambre haute n'avait pas pour objet de restreindre ses pouvoirs en même temps que les prérogatives du Corps législatif; mais il était destiné à lui imprimer plus fortement le caractère monarchique.

Les princes français y étaient introduits ; les archives du Sénat devaient servir de registres de l'état civil à la famille impériale ; le nombre des membres à la nomination directe de Tempereur était augmenté ; enfin une dotation d'un caractère viager et d'un chiffre uniforme de 30 000 francs était attachée à la dignité de sénateur, quelle que fût la situation personnelle du titulaire.

Beaucoup de sénateurs recevaient, dans ce dernier article, le prix de leur empressement à voter le rétablissement de l'empire; mais ils avaient assez de tact pour

que leur reconnaissance restât silencieuse. Cette distribution de récompenses n'avait pas besoin d'être trop publique!

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