II. — SÉNAT MONARCHIQUE
Le sénatus-consulte proposé à la Chambre haute n'avait pas pour objet de restreindre ses pouvoirs en même temps que les prérogatives du Corps législatif; mais il était destiné à lui imprimer plus fortement le caractère monarchique.
Les princes français y étaient introduits ; les archives du Sénat devaient servir de registres de l'état civil à la famille impériale ; le nombre des membres à la nomination directe de Tempereur était augmenté ; enfin une dotation d'un caractère viager et d'un chiffre uniforme de 30 000 francs était attachée à la dignité de sénateur, quelle que fût la situation personnelle du titulaire.
Beaucoup de sénateurs recevaient, dans ce dernier article, le prix de leur empressement à voter le rétablissement de l'empire; mais ils avaient assez de tact pour
que leur reconnaissance restât silencieuse. Cette distribution de récompenses n'avait pas besoin d'être trop publique!