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capricieux de l'imagination dans ces créations délicates, auxquelles Thomme et la nature fournissaient leur part avec Tentente la plus intime. Un fait historique, une pensée morale, un aperçu sur les phénomènes atmosphériques, géologiques, astronomiques, une sensation vive, une frayeur s-exprimaient par un mythe. La langue elle-même, conraie dit M. Creuzer, fut une mère féconde de dieux et de héros. Le trait qui semble caractéristique du bd esprit sous sa forme la plm épuisée, le jeu de mots, le calembow, fut un des procédés les plus familiers de la mythologie primitive. Plusieurs mythes imp<Mi;ants de Tantiquité ne reposent que sur des étymologies fictives, des allitérations conmie celles où se joue Timagination d'un enfant : témoin Tépaule d'ivoire de Pélops, Dripane et la faux de Cérès, ïarse et les talonnières de Persée. D'autres fois des contresens, dç vraies bévues engendraient de fantastiques récits. C'est ainsi que le vase niliaque, le canope surmonté d'une tête humaine, dont l'image frappa sans doute les premiers Grecs qui voyagèrent en Egypte, devint, par une longue série de coq-à4'âne, un héros grée qui assista au siège de Troie. Le héros Cantharus sortit de même du canthare ou verre à boire, et fut à la fois le vase et le compagnon de Bacchus. Souvent enfin des liaisons d'idées presque insaisissables, des raisons d'eurby thmie, conmie celles qui déterminent les contours de
Taiabesqn^^ présidaient à ]a formation de ees étras^s fables* Pourquoi Neptune et le cheyalj Vénus et la mer sojit-ils toujours associés? Peut-ét|?6 ne fantrU chercher à un pareil rapprodiement d'antre raison que la grâce infinie de rélément humide ^ les cxidulations de ses contours et la manière harmomeuse àoai ses courbes se loarient aux lignes flexibles du plus beau type de la i^ature animale.
Impossible, on le voit, d'^ahlir une dassiflcatioa quelconque entre ces dieux Tenus des quatre vents du del, L'ind^rmination du sens sous la plus entière détermination de la forme, tel est le caractère essentiel de Tart comme de la mythologie grecque. La mythologie est un second langage, né comme le premier de Técho de la oature dans la cwscience, aussi inexplicable que le premier par l'analyse, mais dont le mystère se révèle à qà sait compr^re les forces cachées de la spontanéité, l'accord secret de la natare et de Tâme^ Phiérogly- I^me perpétuel sur lequel se fonde Texpression des s^xtim^its humains. Charpie dieu nous apparaît ainsi comme un cycle achevé, une région dldées, un ton de rharmonie des choses. Ce n'est pas assez de dire avec la vieille école allégorique : Minerve est la pr%h dence,et Vénus la beauli. Minerve et Vénus sont la nature féminine envisagée par ses deux côtés : le côté spiritualiste et saint, le côté esttiétique et voluptueux. Si