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RÉPARTITION DES « XOVI CIVES

blées tributos. Auparavant, les tribus, simples circonscriptions de recensement, devaient contenir à peu près le môme nombre de personnes, en sorte que la majorité des tribus représentait la majorité des citoyens. Après la réforme, il n'en est plus ainsi, car les pauvres et les UJterlini relégués dans les quatre tribus urbaines forment peut-être, à eux seuls, la moitié des citoyens (1).

§ 6. — Répartition des » novi cives » dans les tribus.

Je ne veux pas refaire ici riiistoire du droit do suffrage des libe?-ti)ii: j'ai voulu simplement montrer par là comment la liste des tribus s'était transformée dès que celles-ci étaient devenues des divisions politiques.

Mais la distinction que je viens de signaler a-t-elle été la seule modification apportée, sous la république, à l'ancien système des tribus? A-t-on, par exemple, séparé les dix-sept premières tribus rurales des quatorze nouvelles créées sous la république ? Nous ne voyons nulle part la moindre trace d'une pareille classification. Les auteurs nous apprennent seulement qu'il existait un certain oi'do Iribuum^ d'après lequel la Romilia venait en tète et l'Arniensis la dernière ("2) ; mais ce classement n'était ni hiérarchique, ni chronologique ; il était probablement, comme celui des régions d'Auguste, basé sur la situation topographique des tribus qui étaient énumérées en allant d'Orient en Occident (3).

De ce que les auteurs anciens ne nous signalent aucune

(1) On peut s'en faire une idée en songeant que le nombre des citoyens pauvres, recevant le friatientum de l'Etat, était de 300.000 à la fin de la république. Suet. Caes. 41. Mo)i. Ancyr. '3, 19.

(2) Gic. de leg. agr. 2, 29, 79. Colum. 2, 24. Varr. l.l. 5, 56. Val. Max. 2, 9, 6. Corp. Inscr. Lat . 6, 10211.

(3) Kubitscheck, p. 51-53. Pour les urbaines: Succusana, Palatina — Esquilina, CoUina.

différence (1) entre les tribus rurales, il faut en conclure qu'elles avaient toutes la même composition, c'esl-à-dire qu'elles comprenaient sinon absolument, ce qui n'était guère pratique, du moins approximativement le même nombre de membres. Cette égalité se justifie d'ailleurs par cette double . considération que chaque tribu fournit le même contingent à Tarmée et dispose d'un suffrage dans l'assemblée Iribute. Or, pour que la charge militaire soit égale et pour que le droit de suffrage ait la même valeur, il faut évidemment que chaque tribu se compose d'un nombre à peu près égal de tribules.

Quant aux capite censi et aux Ubertini relégués dans les quatre tribus urbaines, ils auraient été mal fondés à prétendre à cette égalité, car on leur aurait répondu qu'étant exclus de la légion, ils ne pouvaient légitimement être traités, au point de vue du suffrage, sur le même pied que les autres citoyens qui supportaient seuls la charge militaire.

Cette hypothèse de l'égalité des tribus est confirmée parles faits historiques que nousavons relevés au chapitre précédent.

On y a vu, en effet, que les novi cives entraient indistinctement dans les tribus soit anciennes, soit nouvelles. Mais cette conclusion apparaît plus clairement encore si l'on examine de près la liste par tribus des colonies et municipes. Voici cette liste, d'après les travaux de MM. Beloch (2) etKubitschek (3).

(i) Cïc. pro Balbo, ^.57: OOjectuin est etiain, quod in tribuin Clustuniinampevvenent : quod hic assecutus est leyis de amhitu praoïtio.Lsi tribu Clustumina était une des dix-sept primitives; mais il ne faudrait pas en ronl'iure qu'elle eût légalement plus de valeur que les autres ; l'exemple du censeur Claudius Nero inscrit dans lArniensis, l;i dernière dans ïûnlo tfibuum, nous montre que la liste n'impliquait aucune idée hiérarchique (Liv. 29,37) ; l'Arniensis était la '21^ rurale dans l'ordre chronologique.

(3)P.56sq.

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