COLONIES
Palalina
Caniilia
Claudia
Cornelia ?
Falerina
Galeria
Oufenlina
Papiria
PoUia
PompUna
Quirina
Scaplia
Slellalina
Terenlina
Tronienlina
Velina.
MM. Beloch et Kubitscheiv, après avoir dressé ces deux lisles, se bornent à faire le total des tribus assignées à chaque catégorie de ces communes, quinze ou seize à peu près. Ils en tirent aussitôt cette conséquence, que les novi cives, avant la guerre Marsique , ont été systématiquement relégués dans la minorité, afin de conserver la majorité dans les tribus aux anciens ciloyens. S'il en est ainsi, il est bien évident que, contrairement à notre opinion, l'inégalité a toujours existé entre les tribus. C'est d'ailleurs ce que déclare formellement à plusieurs reprises M. Rubilschek. Il nous dit notamniont que, les novi cioes étant attribués généralement à la Iribu voisine, les tribus nouvelles, constituées sur les limites de Yager romamis, furent bientôt les plus peuplées et par suite
a. K. ajoute à la liste de B. lAiiiensis, la Fabia ; il trouve que la Ciuslumiua est ilouleuse et letranclie la Sergia. J'ai, eu outre, ajouté la Maecia de I.anuvium, omise à tort par l'un et lautre.
b. K. ajoute la lloriielia et la Quirina et retraiulie la .Seaptia.
les moins eslimées (1). On ne saurait affirmer, en termes plus clairs, l'inégalité des tribus. Voyons si tel est bien le résultat qui se dégage du tableau que nous venons de dresser.
Nous ferons remarquer tout d'abord combien nos renseignements sont incomplets.
Pour les municipes, M. Belocli constate lui-même les graves lacunes de sa liste, et quant aux colonies, il suffit de jeter les yeux sur notre premier tableau (p. 10) pour voir qu'il nous manque la tribu de treize colonies sur trente-quatre. C'est donc ici, plus qu'ailleurs, un devoir étroit que de ne conclure qu'avec la plus grande circonspection. Gomment, dès lors, serait-il permis d'affirmer, dans notre hypothèse, que les municipes et colonies sont répartis dans la minorité des tribus, lorsque, d'après des résultats si incomplets, on attribue à chaque catégorie de ces communes quatorze ou quinze tribus, c'est-à-dire deux ou trois de moins qu'il n'en faut pour faire la majorité ?
Mais il y a plus: cette manière de compter est inadmissible. A notre avis, il faut faire le total des tribus assignées aux colonies et municipes, non pas séparément, mais ensemble. Cette distinction ne se comprendrait que si l'on pouvait prouver que ces deux sortes de communes ont été traitées différemment au point de vue de la tribu. Mais nous avons démontré le contraire au chapitre précédent et notre tableau ne fait que confirmer cette opinion. Il nous apprend, en effet, que les colonies et municipes sont inscrits dans les mêmes huit ou neuf tribus dont voicilesnoms: Claudia, Cornelia,Falerina, Oufentina, Pomptina, Stellatina, Terentina, Velina. Les colons et les municipes sont des cives novi, ainsi que nous l'avons démontré ; il n'est donc pas surprenant qu'ils aient été traités de la même façon et qu'on les ait placés dans les mêmes tribus.
Pour savoir dans quelles tribus sont répartis ces cives novi, ilfaut donc additionner les tribus des deux listes, ce qui nous donne vingt et une ou vingt-deux tribus. Avec les lacunes que (1) P. 24.