C. J. L. VII
(5) Voyez mes Instil. jwlil. Il, p. 20.") et s.
classes de chevaliers est indiquée partout ; c'est qu'en effet elle est tellement profonde entre les deux ordres que nous aurons à nousdemander, dans un chapitre suivant, siles jeunes gens d'origine sénatoriale faisaient partie de l'ordre équestre autrement que de nom.
3. Autres dénominations des chevaliers. — J'ajoute que cette distinction est la seule qui existe dans notre période. Officiellement, il n'y a que celle-là qui compte; libre à chacun de joindre à son titre de chevalier l'épilhète qui lui plait le mieux, comme celle de splendidus qui se retrouve souvent dans les auteurs et dans les monuments (i), mais à laquelle, après examen des textes, on ne saurait reconnaître aucune valeur légale.
Il faut en dire autant des expressions analogues (t-7r£î; l-i-fy.- ■jiiç, -cwTOf) que nous trouvons dans les auteurs grecs (2). C'est ce qui apparaîtra plus clairement quand nous étudierons au chapitre suivant l'organisation de \'o7'do.
Après avoir ainsi établi cette double innovation, l'absorption des anciens équités equo publico par les simples chevaliers et l'établissement d'une nouvelle classification des clievaliers d'après leur origine équestre et sénatoriale, il me reste à en fixer la date.
(1) Vell. Pat. 2, 88. Wilm. 2033. G. J. L. IX, 47, 1682, 22:J2. V, ;]482. Pliii. Ep. b, i.j. Seiiec. Ep. 101, etc. Ces documents prouvent que cette ciiithète servait surtout à indiquer rancienneté du litre. Ce n'était pas une désignation officielle, car elle est usitée déjà .sous la République. Cic. ad fam. 12, 27. ad. Quint. % U.
(2) Dion 57, 11, l'i ; .Y.), 10 ; 50, 42. Dans ces divers passages, Dion emploie ces qualifications honorifiques dans le sens que Tacite donne au mot illus- /cc'.s." les chevaliers de marque. Quand il veut opposer une catégorie de chevaliers à une autre, il n'admet jamais qu'une distinction, celle ([ue nous avons établie.
lOU ÉTUDES SUR LES CHEVALIERS ROMAINS. — II.