‹ Études d'institutions romainesChapitre 43 sur 87 · MIL. LEG. XXII. PRIMIG. PRAEF. PRO LEGATO · texte numérisé non relu

MIL. LEG. XXII. PRIMIG. PRAEF. PRO LEGATO

INSVLAR. BALIARUM. TR. MIL. LEG. VI. VICTRICIS.

[EX. VOTO. SVSCEPTO. PRO. SALVTE. IMP.

NEROXIS. QVOD. BALIARIBVS, VOVERAT. AXXO. etc. (I)

La carrière de L. Tilinius est, on le voit, assez extraordinaire ; il débute par le tribunal d'une légion, comme les fils de sénateurs, sauf qu'il a été auparavant praefectus fabrum, et finit par une charge municipale, celle de duumvir ;:)o/e5/a^e censoria pour la quatrième fois, enfin par un emploi provincial, celui de flamen Romae et Augusti.

Sans doute on ne saurait en conclure qu'il est fils de sénateur, car il s'intitulerait probablement dans ce cas tribunus laticlavius; mais peut-être sera-t-il permis de penser qu'étant d'origine équestre, il était destiné à la carrière sénatoriale, à laquelle il aura dû renoncer volontairement ou par force plus tard (2).

(1) Wihn. 1G19. L'inscription est de Tan 66.

(•■2) C'est ce qui pourrait bien s'induire de la date de l'inscription. 11 y a, en effet, d'autres exemples delà même époque dans Suétone, Tacite et Dion Cassius.

COMPOSITION' DES TURMES 2()1

Quoi qu'il en soit de celte explication, il n"en est pas moins vrai que, seuls, les personnages d'ordre sénatorial avaient droit au titre de sévir ; les inscriptions le prouvent surabondamment. Mais s'il en est ainsi, la définition des sévirs donnée par M. Mommsen ne saurait être admise. En effet, s'il y a trente-six places de sévirs à donner tous les ans à des jeunes gens d'ordre sénatorial, comment les remplir avec un personnel de vingt membres qui entrent chaque année dans la carrière des honneurs? De deux choses l'une: ou bien il faudra faire appel pour seize de ces places à de simples chevaliers, ou bien on devra nommer sévirs plusieurs fois de suite des jeunes gens d'ordre sénatorial. Comme aucune de ces deux conséquences ne se produit, ainsi que le prouvent les inscriptions, nous sommes amenés à rejeter l'opir.ion de M. Mommsen et à nous en tenir à celle qui avait prévalu jusquelà, à savoir que le sévir est le chef unique de l'une des six turmes. Avec cette dernière opinion, on s'explique fort bien ces deux faits que nous signalent les inscriptions : 1" que. tous les personnages d'ordre sénatorial n'aient pas pu être sévirs; 2° que quelques-uns d'entre eux ne l'aient été que fort tard, après la questure (l),rédilité ou le tribunal (2) et môme après la préLure (3).

En général cependant cette digiiité précède ou suit de très près le vigintivirat (4) ; elle est donc exercée par des jeunes gens entre la dix-huitième et la vint-cinquième année.

2. Princeps juventulis. — Quant au chef supérieur des chevahers, \q princeps juventutis, titre nouveau qui, depuis Gaïus et Lucius César, a été réservé aux jeunes gens de la famille impériale et est devenu synonyme d'héritier présomptif, il ne reste pas grand' chose à en dire après l'étude si complète de M. Mommsen sur ce personnage. J'aurais seulement à faire des réserves sur deux points. D'une part, en effet,

(1) Honzon, T/JOO. C. .T. L. IX, ^X^^ï.

(2) HenzcMi, 6488. C. J. L. X, 82!)1.

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