MARIAE.SP.L Q V I N T A E
OSTORIAESPV
RI-FILIAEQVAR
TAE etc.
Brambach, C. I. Eh. 973.
C'SP-L-NOVIRI VS -G A M E R I NVS- Muratori, p. 1212, n. 1 .
SP-SAVFEIVS-.SPF
Orelli, 2G92.
P-VALERIVS-SPVRII-F MONTAiNVS'Vn^VS-FECIT
MATRI-ET-PATRI ILARIONI-SVRIADOMETIAET-SVIS-
Dans toutes ces inscriptions on voit qu'il s'agit bien du prénom Spurius, soit qu'on Fait écrit en loutes leltres, soit qu'on l'ail placé en tète du nom, soit enfin qu'il précède la lettre L: SP"L., c'est-à-dire Ubertus ou liberta de Spurius (1).
(1) Notons que Spurius était encore employé qu<ilquefois comme gentilice et comme cognomen. Exemple : SPVRI A- A L, C. I. L. VI, 8358 et l'inscription citée plus haut relative à C. Alinius, Spurii fiiius, Spurius {C. I. L, IX, 2G'J.;).
254 DES SPURII
Les inscriptions grecques nous montrent aussi des exemples de ce genre : iizopiov vd, ou ino^lvj (1) : fils de Spurius.
Dans la période de l'Empire, les auteurs classiques et les jurisconsultes paraissent avoir ignoré cette signification primitive et peut-être exclusive, au début, ù\i moi Spurius; pour eux, ce n'est plus un prénom comme un autre, mais un qualificatif qui s'applique à une catégorie de personnes, aux enfants naturels ou nés en dehors d'un mariage \ég\i\mQ.Spurii pâtre inserlo geniti quasi anoçioi, dit l'auteur de nominibus. De même Gaïus (1, 64) : unde soient spurii filii appellari vel a graeca voce, quasi anopiriv concejjti, vel quasi sine pâtre concepti. C'est aussi dans le sens de milgo conceptus, sine pâtre filins, opposé à j'ustus, legitimus filius, que le mot spurius est employé au Digeste (^).
Il est évident que ces divers auteurs parlent de l'acception du mot Spurius qm a prévalu au moment où ils écrivent. A ce moment, le prénom Spurius était hors d'usage ; et voilà pourquoi ils prennent ce mot exclusivement dans le sens nouveau d'enfant naturel, et tentent, au moyen d'étymologies plus ou moins heureuses de justifier celte interprétation. La traduction sine pâtre est une preuve frappante de cette méthode défectueuse de recherches ; elle découle évidemment de l'abréviation SP.; or, nous savons que Spurius, jusqu'à la fin de la République, s'abrégeait S et non SP ; que l'on juge par là delà valeur de ces prétendues étymologies.
(1) C. I. Gr., add. 2322, 1. 92. — 2416. 1. 17, 19.
(2) L. 23. Dig. 1, -5; L. 25. Dig. 49. 15; L: 29. S \, Dig. 22. 3. Ulp. IV, 2; V. 7, — Voyez aussi Isid. Orig. IX. 5: Item spurius pâtre incerto maire vidua genitus, velut tantum spurii filius, quia muliebrem naluram, veteres purium vocabantjvelut àno rov (TTTopoij, hoc est seminis, non pair is notnine.