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UN SURVIVANT DU XVIII» SIÈCLE

Être soi-même, avoir sa physionomie particulière, son tour d'esprit, repousser, en tout et comme cFinstinct, les côtés vulgaires et médiocres, sans rechercher pourtant l'excentricité, tel doit être l'homme éclairé.

M. de Fos, avait ce mérite rare d'être quelqu'un.

Il était né en plein Paris, boulevard Saint- Martin, le 7 frimaire an VI (27 novembre 1797); et il garda toujours l'empreinte de sa double origine parisienne et bourgeoise. Ses parents lui donnèrent une solide éducation. Élève distingué de l'institution Favard, il suivit les cours du collège Gharlemagne alors que le

jeune Villemain, presque son condisciple, s'asseyait, avant Tâge de vingt ans, dans la chaire de Luce de Lancival.

Lauréat au grand concours de l'Université, M. de Fos se ressentit toute sa vie de l'heureuse influence de ses fortes études classiques, et nous ne nous étonnerons pas que plus tard, dans ses heures de loisir, il se soit essayé à traduire en vers les j^e/i/^ poètes de l'antiquité grecque.

Après avoir hésité sur le choix d'une carrière, après ces inévitables tâtonnements où le caractère se dessine, il résolut de se fixer à Paris. Deux sentiments Ty déterminaient, son devoir de fils et son penchant, que dis-je? sa passion pour les livres.

Quel attrait du reste ofïraient à une âme bien née, ces admirables années de la llestauralion! Est-il besoin de le redire? Entendre à la tribune M. de Serre, le général Foy ou M. Royer- Gollard! Assister à une leçon de M. Cousin, de Villemain ou do M. Guizot; contempler les premiers tableaux d'Ingres, de Delacroix, d'Ary Scheffer, de Delaroche! Lire à leur apparition les Méditations poétiques, les Odes et Ballades, les Orientales ! Èli^G enfin des premières batailles â'Hernanil

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