COURES POND AN G !•: DK THOMAS ET DK I) U G I S
(le d(Mix lioimnes qui eussent inérilé de figurer dans le balaillon de Plulaniue.
Tous les personnages célèbres du xviii^ siècle ont laissé des lettres empreintes des inégalités et des diiïérences de leur physionomie. La correspondance esi la continuation de la causerie, et quel siècle a su mieux causer que le xviii'' ? Philosophes et artistes, grands seigneurs et belles dames avaient le don du mot propre, le tact de l'expression choisie.
Ni Ducis, ni Thomas, ne sont, à vraiment parler, des épistolaires.
Leurs lettres n'ont rien de la rédaction soignée d'un Bussy-llabutin ou d'un Paul-Louis Courier, rien de l'improvisation alerte d'une Sévigné ou d'un Voltaire.
Ils n'avaient en les écrivant, aucune arrière pensée de publicité ; ils croyaient ne s'adresser (]u'à un ami.
Ils ne nous éclairent pas davantage sur les mœurs et les événements de l'époque; ni Tun ni l'autre n'étaient faits pour se plaire dans celte société que l'Europe nous enviait.
La vie intérieure était alors le partage uni-
quement des gens obscurs et sans talents.
Aviez-vousbon estomac, saviez-vous raconter l'historiette? vous étiez de tous les âges et de toutes les conditions. On n'était pas magistrat, fermier général, mari ou père de famille; on était homme du monde. — Pour peu que vous eussiez écrit, vous n'aviez pas un jour vacant, pas une heure. — Dimanche et jeudi, dîner chez le baron d'Holbach. — Lundi et mercredi, chez madame Geotîrin. — Mardi chez Helvétius. — Vendredi chez madame Necker. — Enfin comme mademoiselle de Lespinasse n'avait moyen de donner ni à dîner ni à souper, elle se tenait très exactement chez elle de cinq à neuf heures du soir.
Lorsque l'homme du monde venait à mourir, on apprenait avec surprise qu'il avait soixantedix ans, qu'il était grand-père et marié.
Ducis et Thomas firent exception. Il leur fallait pour se retrouver eux-mêmes, et pour que l'inspiration daignât les visiter, la liberté de l'âme et l'indépendance de la sohtude.
Thomas tenait cependant au monde par le salon de madame Necker, dont il était, avec Buiïon, l'hôte préféré; mais c'était presque une famille que le salon de la mère de madame de Staël ; elle avait la prétention d'y concilier l'intégrité
r.oHUKSPONnANni-: dk tiiomas et dh du ci s. 5
(les |)i'iiu'i[)cs, aviM* iiii amour exlrcMiiu clo Tcspril; clic y iivaiL dresse un aulcl au mariage, et dans Tan de gracie 1770, en [)loin Paris, une femme, osant vénérer son mari, était une piquante originalité.
Si Thomas a, malgré lui, sacrifié à la mode, Ducis était trop rebelle à un joug quelconque pour subir même celui de la bonne compagnie; il pensait qu'à la longue elle est mortelle au talent par les entraves dont elle l'enserre. Il était avant tout bonhomme et père de famille, âme douce et enthousiaste, généreuse et indomptée. — Pouvait-il aimer la raillerie et le persiflage, aussi séduisants qu'ils pussent être, lui qui emplissait sa chambre de fleurs le jour de la fête de Shakespeare, lui qui allait baiser à Cambrai les degrés de l'autel où avait officié Fénelon?
Sans doute, l'opinion est faite sur Fauteur tragique, celui qui eut l'idée, sans savoir l'anglais, d'introduire sur notre scène le grand William; sans doute, ces tragédies sont mortes avec Talma qui les interprétait avec génie; mais nous oublions trop qu'elles ont fait pleurer madame de Staël etBallanche; nous oublions trop l'autre Ducis, à l'imagination attendrie, poète en prose, écrivant des lettres semées de mots simples, touchants et parfois épiques.
Il avait rencontré Thomas vers 1763. chez les Choiseal, et jamais deux natures ne furent mieux faites l'une pour l'autre.
Leur correspondance embrasse une période de huit années, de 1778 à 1785.
Ducis venait d'être reçu à l'Académie française. Il remplaçait Voltaire, et il devait àThomas la première phrase de son discours ; cette phrase après Lujuelle le nouvel académicien aurait pu s'asseoir : // est des grands hommes à qui Von succède, et que persomie ne remplace.
Les deux amis durent se séparer.
La vue de Thomas était usée par les veilles, et sa poitrine si faible, que TEsculape de l'Europe lettrée, le docteur Tronchin, lui prescrivit le silence et Tobligea à habiter le Midi.
Sa première lettre à Ducis commence par cette déclaration : « J'ai un véritable regret que nos âmes ne soient pas réunies plus tôt, et que le temps ait volé à notre amitié tant d'années qu'il nous devait; employons du moins celui qui nous reste et soyons séparés le moins qu'il nous sera possible. »
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Sa dernière lettre finit par ces mots : Je ne voudntis jamais vous qui lier.
C'est entre un désir et un regret que se place celte correspondance. Il n'y en a pas où l'amilié parle un langage plus tendre et plus élevé. Il semble que le cœur de Thomas soit f)lus aimant que celui de Ducis; je dirais plus féminin, si je ne savais que les hommes supérieurs sont aussi ceux qui comprennent le mieux toutes les délicatesses de l'affection. Il ne cesse pas de lui écrire : « Vivons toujours tous les deux ; nous apprendrons l'un avec l'autre à supporter le fardeau de la vie. »
Tantôt c'est un projet de se sauver ensemble dans une petite maison, près des bois de Marly, et de passer un mois sous ces mêmes arbres qui les avaient vus si souvent errer, Ducis lisant son Macbeth^ ou exposant son plan d^Othello; tantôt, c'est un rêve de réunion à Auteuil. « Nous nous promènerons encore, dit Thomas, dans mon petit jardin, et nous irons cueillir des roses dans le vôtre. »
Ainsi se continue cet échange de lettres ; chemin faisant, grand éloge de la solitude. « Il est rare qu'on se repente d'avoir vécu solitaire, (^e sont des frottements de moins. On a bien assez de son propre caractère; les hommes qui
savent supporter la solitude et y réfléchir, prennent une hauteur d'àme qui laisse bien loin, au-dessous d'elle, toutes les risibles hauteurs de ce monde. » — « Mon ami, ajoute Thomas, vous avez passé à travers votre siècle, sans qu'il déposât sur vous aucune de ses taches. Continuez à vivre, loin des hommes, pour être heureux ; on ne s'en approche jamais impunément. »
Arrivent les luttes au théâtre, les représentations d^Œdipe chez Admète^ et du Roi Lear. L'amitié ne recule pas devant la critique; le défaut de plan est sévèrement relevé; et à côté de ces remarques, des images comme en trouve un écrivain. « Vous êtes le missionnaire du théâtre, cher Ducis; vous faites la tragédie, comme le père Bridaine faisait ses sermons, parlant d'une voix de tonnerre, criant, pleurant, effrayant Tauditoire, mêlant, dans l'éloquence, le désordre à la grandeur, et trouvant, sans y parler, le sublime dans le pathétique. »
Ducis, au lendemain du succès du Roi Leai\ était cruellement frappé; il perdait ses deux filles; il avait perdu sa première femme, il ne lui restait plus que sa mère, et se comparant à Thomas, soigné par sa sœur, il lui disait : « Il
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y a une es[)Oce (riiymon entre les sœurs qui ne se marient [)as et les frères libres et poètes, un recommencement de maternité et d'enfance entre les mères veuves et leurs fils poètes, sans engagements. J'en ai été un exemple frappant. Quand mes cheveux étaient prêts à blanchir, ma mère, avec un sentiment de douce compassion, voyant mes distractions nombreuses, l'indépendance de mon goût, mon incapacité absolue pour les affaires et la fortune, me disait (c'était son mot) : « Mon enfant î mon pauvre homme ! »
On était en mars 1782. — Thomas, toujours malade de la poitrine, était allé de nouveau prolonger son existence aux rayons du soleil de Nice. Ranimé par les tièdes brises, il rêvait, dit-il, de cueillir le rameau d'or, non, comme le héros de Virgile, pour descendre aux Enfers, mais pour en revenir plutôt et remonter à la vie. En même temps que le fil de ses jours paraissait se renouer, il se sentait renaître au désir de faire quelque chose et d'employer à un ouvrage le petit nombre d'années qui lui restaient.
C'était Teffet de la saison qui ranime tout. Gomme on respire le souffle du printemps dans ses dernières lettres!
« Nos montagnes sont parfumées, et Ton s'y promène à travers l'encens des fleurs et des plantes. Les grenadiers que Ton rencontre partout, parmi les baies et les buissons, commencent à rougir, la verdure ici a un éclat que je n'ai vu nulle part. — J'entends la nuit, et de mon lit, le bruit des vagues, et leur son monotone et sourd m'invite doucement au somuieil. »
L'biver arrive! mais quel hiver? celui de la Provence, écoutez plutôt: — 28 décembre 1782. « La campagne est encore riante et couverte de gazon; les petits pois sont en fleur, on trouve dans les jardins la rose, l'œillet, le jasmin, l'anémone comme en été; l'orange et le citron sont suspendus à des milliers d'arbres, partout le mélange de la nature sauvage et de la nature cultivée ; des montagnes qui sont des jardins, et d'autres entrecoupées de pins et de cyprès; et, dans l'éloignement, les Alpes couvertes de neige. — Que n'êtes-vous ici, mon ami, que n'ètes-vous ici ? »
Combien nous sommes loin de Fontenelle et de la marquise du Deffand? Remarquez-vous, à ce style déjà coloré et ardent, qu'un écrivain de génie a paru, s'est emparé de la langue un peu sèche des Maintenon, des Caylus, des Aïssé, l'a pétrie dans la flamme, l'a employée pour lapre-
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miôro fois à peindnj lo [)ays;ige, à décrire l;i passion, dans la vie recueillie et intime? Ne sentezvous pas, en un mot, (pie Jean-Jacques a écrit ses Confessions^ et ({ue M. de Chateaubriand va venir?
Pendant que Thomas se chauffait au soleil, comme un espalier (c'est son expression), Ducis, martyr, lui aussi, de ses meilleures affections brisées, gardait assez de courage pour défendre son ami de la mélancolie : « Cette femme perfide, comme il l'appelle, qui nous caresse, nous enfonce dans un lit voluptueux et finit par nous étouffer. » Puis , faisant un retour sur lui-même, séparé pour toujours de ses filles, à la veille de perdre Thomas, il s'eff'orçait de lui persuader que le bonheur n'est qu'un malheur plus ou moins consolé; et dans un style original et poétique, il ajoutait : « Je ne me suis trouvé heureux que depuis que j'ai secoué le monde; je suis devenu avare, mais mon trésor est la solitude... Oui, mon ami, j'ai épousé le désert, comme le doge de Venise épousait l'Adriatique; j'ai jeté mon anneau dans les forêts. . . Je conserve, loin du vent, cette petite lampe de religieuse qui m'éclaire encore... On me voudrait autre que je ne suis; qu'on s'en prenne au potier qui a fabriqué mon argile. »
Nous touchons à l'année 1785. C'est toujours la même fraîcheur d'impressions, la même tendresse qui ne s'épuise pas et qui n'est jamais monotone dans sa variété d'expressions. Les deux amis savaient par cœur La Fontaine, et il leur portait bonheur; ce sont les mêmes sollicitudes que dans cette immortelle fable qui nous transporte dans le pays des chimères.
Ducis allait en juin visiter la Grande-Chartreuse et la Savoie; ce n'était pas loin de Nice. — Il reçoit alors une des plus admirables lettres qu'il soit donné de lire; l'âme religieuse de Thomas S7 répand tout entière : « Je n'ai jamais été plus surpris qu'en apprenant que vous étiez à Chambéry. Savez-vous que vous habitez la même auberge où nous avons passé vingtquatre heures le mois d'octobre dernier? Probablement, vous occupez la même chambre que moi; votre cœur, en y entrant, ne vous a-t-il rien dit? n'avez-vous pas senti en respirant cet air, que l'amitié avait passé par là et s'y était arrêtée?... Je voudrais pouvoir vous accompagner à la Grande-Chartreuse, le lieu est fait pour vous; je vous connais, vous serez tenté d'y
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rester. » EL sur ce lexlc, Thomas s'élève aux ' considéralions les plus élevées, com[)arant eettc pieuse solitude à celle de Ferney... « C'était pourtant aussi une retraite, ajoute-t-il, mais celle d'un homme qui de là voulait remuer le monde, et se mêlait à tous les événements dont le bruil, même le i)lus éloigné, ne parvient pas jusqu'aux autres. On a de la peine à s'imaginer encore aujourd'hui que la cendre de Voltaire soit tranquille, tant l'idée d'action et de dévouement semble inséparable de celle de cet homme extraordinaire. » Et la correspondance se termine par un rendez-vous à Oullins, près de Lyon, où Thomas venait de louer une maison de campagne.
a Venez vite, Ducis, venez vite. — Le canon perce nos lignes, les rangs se serrent. Les amis ont si peu de temps à vivre l'un pour l'autre I Si je n'avais pas le bonheur de vous connaître depuis longtemps, je sens encore qu'au bout d'une demi-heure, je serais votre ami. Aimonsnous jusqu'au dernier jour, et que celui qui survivra à Tautre aime encore et chérisse sa mémoire. »
Ducis était parti de Ghambéry, pour aller le rejoindre à Oullins. Gomme il traversait, en voiture, les montagnes, les chevaux s'empor-
tent, et il n'a d'autre moyen pour éviter la mort que de s'élancer sur un amas de rochers; il tombe grièvement blessé et baigné dans son sang.
Thomas prévenu accourt, malade lui-même, le fait transporter dans sa maison, et la guérison de Ducis est bientôt son œuvre. « Il me surveillait lui-même, écrit Ducis, m'aidant de son bras, couchant dans une chambre ouverte sur la mienne, et m'interrogeant la nuit aux moindres signes de ma douleur. »
Bientôt après, ils célébrèrent leur joie d'être ensemble, leur admiration mutuelle, au sein de l'Académie de Lyon; Thomas lit un chant de la Pélréide^ Ducis, une Épîlre à i Amitié, avec cette épitaphe de Fénelon : « Il serait à désirer que ceux qui s'aiment, s'entendissent pour mourir le même jour. » Les larmes coulèrent de tous les yeux, lorsque, après la séance, on les vit s'avancer l'un vers l'autre, se tendre les mains et s'embrasser
Tant de publicité dans le sentiment sent bien un peu le xviii'' siècle.
Une femme était présente, une Gauloise, qui ne manqua pas de sourire; et plus tard, à la Conciergerie, dans ses Mémoires, elle a raillé, en termes aussi spirituels que vigoureux, cette
coniu: Pi'OXDANGE dl; tiiomas i:t dk du ci s. 15 scène où les acteurs, « sincères à coup mit, oublièrent cependant qu'ils avnicnt dos lémoins froids et désintéressés ». Cette rno(pieiise (pii parle avec tant d'irrévérence des deux académiciens se prônant, dit-elle, comme les deux ânes de la Fable, n'était rien moins que la vaillante amie de Vergniaud, de Buzot et de Barbaronx, celle qui s'appela madame Roland.
Le péril couru par Ducis était une secousse trop violente pour la fragile complexion de Thomas. Le 25 juin 1785, il écrivait à madame Necker : « Je suis affecté vivement; je sens plus que jamais la misère de la vie humaine, el combien l'homme n'est rien. Mes larmes coulent en dedans, elles n'en pèsent que davantage. »
Huit jours après, il expirait en prononçant cette parole : « Ducis est-il là? »
Ducis y était, et il ne se consola pas. Pendant six ans, il laissa reposer sa muse. Il traversa la Terreur, portant en lui-même^ avec les deuils publics, le triste veuvage d'une affection qu'on ne trouve qu'une fois.
Il vieillit avec ses souvenirs, toujours simple, toujours le cœur haut, méritant que M. de
Boufflers répondit à un mauvais plaisant qui disait : — Le vieux Ducis est tombé en enfance! — Non, non, il est rentré en jeunesse.
Son imagination se rajeunissait en effet; il chantait, dans les derniers jours, son verger, son jardin, le Pmilum Sylvœ, dont la réalité lui échappa toujours; son petit bois n'a jamais poussé que dans ses vers, et ses raisins ne mûrirent jamais que dans ses rimes.
Villemain, jeune alors, l'ayant rencontré, le prit pour un descendant d'Ossian ou d'Homère, tant son visage singulièrement grave et majestueux avait quelque chose de naïf et d'inspiré. Ducis n'avait rien oublié en 1816 de de l'ami qui l'avait quitté en 1785.
Mais c'est assez. Nous avons voulu seulement faire sortir de l'ombre une correspondance trop ignorée; nous avons voulu montrer en quels termes s'écrivaient, dans le siècle le plus sceptique et le plus raftiné, deux beaux esprits qui n'étaient pas de leur temps.
Qu'aurait-elle dit, si elle avait connu ces lettres, cette société d'alors, fine, galante, et sceptique? Qu'aurait-il dit, ce monde élégant, qui se repaissait de la lecture des Liaisons dangereuses et des Bijoux indiscrets, ces hommes spirituels , qui avaient cassé la noix (comme
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(lisait Tiibbé (laliaiii), et qui n'y avaient rien Irouvé?
Auraient-ils compris, eux qui ne connaissaient ([lie la métaphysique alanibi(juée de Tamour, au milieu de paysages en carton, auraient-ils compris ces voix poétiiiues, mâles, vibrantes, ces âmes naïves, s'entretenant sans prétention de la solitude, de la nature, des joies qu'elles donnent, de leurs malheurs domestiques ? N'auraient-ils pas souri devant ces phrases parfumées d'une tendresse exquise, et qui, ])0ur eux, se seraient trompées d'adresse?
Pour nous, plus refoulés en nous-mêmes, el, pour bien des causes, moins livrés que nos aïeux à la vie mondaine et brillante, nous sommes tentés de préférer aux livres qui ont fait la réputation de Thomas, ces quelques pages émues d'où la rhétorique est absente. Et si nous ne craignions de dépasser le cadre de cette étude, nous dirions que cette correspondance inaugure, au xviii^ siècle, le retour aux sentiments naturels, et surtout à la dignité de l'homme de lettres.
Mai ISGO.