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Je termine cette étude en ajoutant, etc., etc. Le lecteur n'a qu’à ouvrir le paroissien.
Chaque page lui fournira des exemples.
■ a règle d’or
Elle consiste, comme on le sait, à ne pas faire de pause ou d’arrêt en passant d'une syllabe à une autre dans le même mot. C'est ce qu’on appelle en jargon d école ; faire un point de savetier, ^ette règle tirée des lois naturelles du discours est mentionnée parles théoriciens.
En cherchant jusqu’où pouvait apparaître cette coupure malencontreuse, j’allais dans mon précédent ouvrage jusqu’à formuler cette règle : Quand on passe d’une syllabe à une autre dans le même mot, on ne doit pas mettre une thésis ou appui rhythmique, immédiatement avant la syl-
labe. Exemple
le - i - son
Pour 1 éviter, on subdivisera ou sur le si ou peutetre le la. Que vaut cette règle? Les théoriciens ne parlent que d’une pause avant la syllabe, et il ne s’agit là que d’un simple appui en passant. A coup sûr, c’est la perfection que de grouper dans 1 unité d un rhythme les syllabes d’un même mot.
Les tutioristes peuvent accepter cette règle dans sa rigueur, comme l’a fait Solesmes. loutefois les subdivisions parfois ennuyeuses auxquelles elle entraîne et dont on ne trouve pas trace dans les manuscrits, ni chez les théoriciens, permettent de demander s’il faut interpréter en ce sens rigoureux la pause prohibée. Constatons d abord qu il est à cette règle une exception fréquente.
e — le - i-son ap — pà-ru • it
En passant à une autre syllabe d un môme mot on peut donc mettre une thésis, si cette syllabe,
accentuée ou non, porte une note au (levé. Mais quand la syllabe porte deux notes.
œ - ter-num
nous avions toujours subdivise 1 un ou 1 autre neume. Encore un coup, ce procédé est absolu-
ment parfait et je ne le blâme pas. Est-il obligatoire, est-il authentique? Je crois cependant que l’on ne sortira pas de la probabilité. Car l’ictus ou touchement passager n’est pas une pause. Ensuite s’il y a union moins parfaite entre deux syllabes appartenant à deux rhythmes distincts, quoique s’enchaînant, il faut dire aussi que le rhythme seul ne donne pas le sentiment d’une coupure ou d’une terminaison dans une phrase musicale. La modalité, le sens mélodique y sont aussi pour leur part. Par eux, alors même qu’on passe à un autre rhythme, on peut avoir le sentiment que rien ne finit et que ce qui suit s’enchaîne à ce qui précède. Je n’oserais donc condamner celui qui chanterait sans subdivision avant
syllabe.
e — le-i-son Qui ha bi - lat
P autant plus que ce dernier exemple semble être absolument conforme même à nos règles. En effet, en mettant au levé la première note de ta !, et la dernière à la thésis, on se trouve dans un cas semblable à l’exception signalée p. 83.
Tous les ralentissements ou riteniito indiqués par les manuscrits, s’exécutent naturellement, vu la suite de la phrase.
Et pourquoi dans la notation J. ou
Z)-. 'J ne pas voir dans le trait qui indique une insistance sur la première note du subpunctis la facilité de mettre là une thésis un peu prolongée qui permette d’attaquer l’arsis suivant sur
la seconde note notée p comme s’il y avait :
ar une virga à tète
uP. ^ 1
qui habi - tal Domi — ne
Voilà encore une autre manière de rhythmer en observant la règle d'or. Nous reparlerons encore bientôt du subpunctis et de la subdivision que les livres rhythmiques y pratiquent invariablement.