DE LA M É N I N G 0 - E N C É 1‘ H A L 0 C È I, E
m’aurait trop facilement permis de provoquer un signe bien caractéristique, des phénomènes de torpeur, de coma ou des convulsions. La mère, d’ailleurs, a observé assez souvent que l’entant poussait un petit cri, perdait connaissance, devenait rouge un instant, puis pâlissait. Il faut voir là de véritables attaques épileptiformes. Cette évidente réductibilité me fait craindre que l’orifice de communication ne soit large, circonstance évidemment défavorable pour le succès de l’intervention. Quant au sillon vertical, il pourrait bien être produit par des vestiges de la tente du cervelet, puisque les méninges forment l'enveloppe la plus interne de cette tumeur.
Je n’ai constaté aucun battement, c’est d’ailleurs la règle dans les méningocèles. Lorsque, au contraire, la tumeur renferme une notable quantité de substance cérébrale, on peut en sentir aisément. Ces battements sont occasionnés par l’expansion du cerveau à chaque ondée sanguine.
Ainsi, noiis sommes en présence d’une méningo-encéphalocèle probable, avec liquide abondant ; étant donné la situation de l’orilice de communication, il se peut qu’il laisse passer une faible portion du cervelet. C’est la variété la plus commune de ces tumeurs, sous le rapport du siège et de la structure. A côté de cette forme, il en existe deux autres qui sont la méningocèle simple et l’encéphalocèle pure. Leur pathogénie est évidemment la même, toutes trois résultent vraisemblablement d’un arrêt de développement du crâne embryonnaire, d'un arrêt de l’occlusion de la gouttière primitive, qui, lorsqu’il porte sur la portion rachidienne de cette gouttière, détermine une malformation du rachis de même nature, un spinabiüda.
La méningocèle simple est très rare. Il est exceptionnel de la trouver sans communication avec la cavité crânienne, et les cas de ce genre sont peut-être des kystes congénitaux, des tumeurs liquides d’une tout autre nature que la méningocèle.
Quant à l’encéphalocèle pure, c’est la variété la plus difficile à diagnostiquer. Elle peut, en effet, occuper les sièges les plus divers, et pourtant on s’en rend compte sans peine, si l’on se rappelle le trajet des fentes branchiales. C’est ainsi qu'elle peut