AIGUILLE POUR LA RESTAURATION DES DIVISIQ
Fig. 3. Gaine formant glissière. — Fig. 4. Aiguille articulée au bout d’une tige. — Fig. 5. Position de l’aiguille et des doigts au moment où l’on va piquer. — Fig. 6. Aiguille revenue vers l’opérateur. — Fig. Aiguille au milieu de sa course. — Fig. 8. Petite aiguille de rechange pour la luette.
(Ne pas oublier qu’en dessin un instrument semble toujours plus grand qu'il n’est en réalité.)
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t du voile ( Uranoslaphylorraphie )
pour empêcher que les tissus traversés ne soient accrochés par l’aiguille. En exerçant avec le pouce une traction en arrière sur la tige de l’aiguille, on la ramène vers le petit trou qui lui a déjà livré passage à travers
le lambeau. Elle en sort entraînant avec elle le fil.
Une aiguille plus fine, qu’on peut engager à son tour dans la même gaine, est destinée aux sutures de la luette (fig. 8).
Deux fois, il y a environ trois semaines, j’ai eu recours à cet instrument. L’un de mes opérés avait une division complète atteignant l’arcade alvéolaire antérieure où existait une fissure.
Dans ces deux cas, mon aiguille a répondu à ce que j’en attendais.
Ces deux essais m’ont suggéré les réflexions suivantes :
Pour tendre le bord interne du lambeau au moment de la pénétration, une pince en forme de fourche serait utile. J’en ai fait construire une à grilles, que je vous présente.
. Pour que la gaine ne
recule pas et n’abandonne pas le lambeau, au moment où l’on
Fig. 7.
Fig. 8.
136 AIGUILLE A U RANG PLASTIE ET A STAPIIYLOllRAPHIE
pousse l’aiguille, il ne faut pas craindre d’appliquer assez vigoureusement la petite pique. Celle-ci est trop courte pour produire des lésions fâcheuses.
Pour que l’aiguille pique aussi droit que possible, il faut incliner obliquement l’instrument vers la ligne médiane.
Il vaut mieux retirer l’aiguille à moitié redressée, avant qu’elle ne soit réengagée dans l’orifice terminal de la gaine. Son passage rétrograde à travers les tissus se fait plus franchement.
Pour acquérir une grande aisance dans le maniement de cet instrument, un court apprentissage est nécessaire. Cette remarque est d’ailleurs applicable à tout instrument nouveau.
Depuis cette courte clinique, je me suis servi plusieurs autres fois de mes nouveaux instruments; si je n’ai rien à changer à mes rugi nés, je me propose de modifier légèrement l’aiguille et la pince à fourche.
En ce qui concerne l’aiguille, j’en maintiendrai les dimensions et la courbure; mais comme je me sers de fils d’argent très lins, il y aura tout avantage à réduire la largeur de l’encoche au minimum nécessaire.
Quant à la pince à fourche, je ferai donner une longueur inégale à ses deux mors, parce qu’on la présente obliquement au bord interne des lambeaux et que, dans cette position, les deux mors ne peuvent saisir ces lambeaux à une distance égale par rapport à leurs bords.
Ces petites modifications, indiquées par l'expérience, rendront facilement mes instruments encore plus maniables.
DU TRAITEMENT