S AH COM E ALVÉOLAIRE DE LA PAROTIDE
tantôt réunis doux à deux ou présentant le groupement caracté- 1 istique des colonies de staphylocoques. Malheureusement l’étude de ces microbes n a pas été faite, et nous no pouvons les déterminer exactement. Il est cependant bien probable qu’il s’agissait là des staphylococci ordinaires de la suppuration.
Fig. 12.
Coupe au niveau d'un des bourgeons non ulcérés (V. fig. 12).
e, Couche cornée de l’épiderme;
M, Couche de Malpighi, présentant tantôt une épaisseur à peu près normale, (M') tantôt très épaissie et semblant pousser vers la profondeur des prolongements irréguliers (p,p'j;
Quelques-uns de ces prolongements présentent une aberration évolutive qui aboutit à la formation de véritables globes épidermiques ( gl .) ;
c, Tissu conjonctif;
«, Un alvéole du sarcome.
A ce propos, nous pouvons rappeler que, dans un sarcome de la mamelle non ulcéré chez une chienne que nous avons eue au Laboratoire dans le but d’étudier le mode de transmission des tumeurs, nous avons trouvé dans la partie centrale du néoplasme des cavités purulentes dont la formation était due à la présence du staphylococcies albus, comme nous avons pu nous en assurer par des cultures.
Quelle a été, dans notre sarcome de la parotide, la porte d’entrée de ces microbes? On a vu plus haut que cette tumeur était
SARCOME ALYÉOLA1R DE LA PAROTIDE
ulcérée : la pénétration des micro-organismes a fort bien pu se produire au niveau de ces ulcérations, mais au moment où nous avons pratiqué l’examen, celles-ci ne présentaient pas de microbes. Ce fait, toutefois, n’a pas grande valeur à cause des pansements antiseptiques appliqués sur les parties ulcérées avant l'opération. D’un autre côté, ces microbes ont fort bien pu être apportés par le sang, comme cela avait évidemment eu lieu dans le cas de tumeur mammaire de la chienne dont nous venons de parler.
Un autre fait histologique constaté sur cette tumeur nous semble mériter d’être signalé ici. On a vu plus haut qu’en certains points de la tumeur, et particulièrement au niveau des parties ulcérées, on observait des espèces de bourgeons saillants.
A leur niveau l’épiderme semblait épaissi et exfolié. Ces bourgeons étaient évidemment destinés à s’ulcérer, et l’on pouvait, par leur comparaison, suivre les divers degrés du processus ulcératif. Au niveau de ces bourgeons, il existait une intéressante altération de la peau. La figure 12 représente une portion d’une coupe pratiquée au niveau de l’un de ces bourgeons.
On constate d’abord un épaississement delà couche cornée (<?); au-dessous, on voit la couche de Malpighi qui est le siège de modifications considérables (w). Sur certains points, elle présente une épaisseur à peu près normale (m'). Ailleurs cette épaisseur est presque décuplée, et on observe l’existence de prolongements irréguliers qui s’enfoncent dans la profondeur Q» p'). Quelques-uns de ces prolongements sont en outre le siège d’un phénomène intéressant : l’évolution des cellules malpighiennes y présente un trouble comparable à ce qu’on observe dans certaines tumeurs épithéliales et qui aboutit également ici à la formation de véritables globes épidermiques (. gl) . En a se trouve un alvéole du tissu sarcomateux.
L’examen des noyaux secondaires développés dans les différents organes et pratiqué après l’autopsie n’a ajouté aucun fait important à ceux que nous venons de signaler.