Die Bisckofswahlen, p
2. Hauck {ouv. cit., p. 32, note 92) suppose sans raison que celte nomination eut lieu après le deuxième concile de Paris (556-558), et qu'elle est une infraction voulue au canon liuilième de ce concile. U est bien plus naturel de penser que le canon huitième vise celte nomination et veut prévenir la récidive.
3. Maassen (Concilia Meroving., p. 141) date ce concile de 556-373. Mais Hauck, qui le place {Die hischofwahlen, p. 30, note 89) sous le régne de Cliildebert I'"', mort en 558, donne avec raison comme dates
•xirémes les années 556-358.
des évêques de la province ne reçoive cet intrus comme évêque ; quiconque aurait la présomption de le recevoir encourrait l'excommunication. » Et le concile décide que ce canon pourra avoir un effet rétroactif. Les métropolitains, d'accord avec leurs évêques comprovinciaux, examineront à la lumière des statuts antiques, les ordinations antérieures soupçonnées d'illégalité ' .
Il ne fallait pas songer à faire l'application de ce canon, tant que vivrait Clotairel". Mais dès qu'il fut mort^, Léontius de Bordeaux estima que l'heure était venue d'examiner la validité de l'élection d'Ëmérius. Il réunit à Saintes même tous ses suffragants. L'élection fut reconnue anticanonique, et Emérius déclaré déchu ^. Le métropolitain fit ensuite procéder à une élection régulière, et l'accord se fit sur le nom d'un prêtre de Bordeaux, nommé Héraclius. L'acte de consensus fut rédigé, signé par les évêques présents '*, et porté à Paris au roi Charibert par l'élu en personne — qui avait en vain essayé d'obtenir, en passant, la signature d'Eufronius, évêque de Tours ■'. — Charibert reçut fort mal le successeur d'Emérius. « Penses-tu donc, lui dit-il, que le roi Clotaire n'ait pas laissé de fils qui maintienne les actes de son père, et que je souffrirai qu'on dépouille de l'épiscopat, sans notre approbation, celui que sa volonté avait choisi