‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 91 sur 168 · Ep · texte numérisé non relu

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■2. Ep. 232.

3. . Quia judicium sanguinis nobis agitare non licebat, (judicatum est) ut utraque pars in curiam iret coniitissœ. » Ep. 168. « Cum judicium sanguinis servanda patrum auctoritas ciericos agitare prohibeat et Ilomana Ecclesia in legem non assumât. » Ej). 247.

fameux Decretiun, n'offre déjà plus une doctrine aussi sûre d'elle-même. Au sujet de l'épreuve de l'eau bouillante et du fer rouge, il produit le texte du pape Etienne V, sur lequel nous reviendrons plus tard, mais qu'il faut citer ici : « Nam ferri candentis vcl aquœ examine confessionem exlorqueri a quolibet sacri non censent canones, et qaod sanctorum Patrum documento sancitum non est superstitiosa adinventione non est prsesumendum. Spontanea enim confessione vel testium approbatione publicata delicta... commissa sunt regimini nostro judicare, occulta vero et incognita illius sunt judicio relinquenda, qui solus novit corda fdiorum hominum ^ . » Faut-il voir dans cette décision papale une condamnation de toutes les Ordalies? Gratien estime qu'on peut en douter avec raison, non ùnmerito duhitatur, à cause de la célèbre épreuve biblique des eaux amères établie par la loi mosaïque, et d'un jugement de Dieu dont saint Grégoire le Grand reconnaît la valeur ^. Il est vrai que le canon de saint Grégoire, auquel il se réfère, est apocryphe. Cependant Gratien incline à croire, sur l'autorité d'Etienne V, que toutes les Ordalies sont désormais prohibées. En faveur de ce sentiment, il allègue encore, sous la rubrique : In Novo Testamento monomachia non recipitur, un décret du pape Nicolas I" ^. Toutefois le savant canoniste ne dissimule

\. Gratiani Decretum, Lugduni, 1584, 2> pars, causa 2», q. S, cap. XX, p. fôO.

2. (. Hoc autem utrum ad omnia gênera purgationis an ad haîc duo tantum (|uœ hic prohibita esse vidcntur pertineat non immerito ditbitatur, propter sacrificium zelotypiiv et illud Gregorii : Si vir. ijui frigidœ naUirre esse dicitur per verum judicium probare potuerit UTiorem suaiu nunquam cognovisse, separetur ab ea. » Ibid., p. 650; cf. Patella, Le Ordalie, p. 343.

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